Sept mois après sa disparition survenue le 28 novembre 2025, les organisations féminines de la province de la Tshopo ont organisé, à Kisangani, une messe de requiem en mémoire de la regrettée Maman Joséphine Fundi Okito, affectueusement appelée « Maman Bibi ».

La cérémonie religieuse s’est déroulée à la chapelle de la Cathédrale Saint-Rosaire de l’archidiocèse de Kisangani, sous l’initiative des organisations féminines de la Tshopo conduites par Madame Claudine Bela, présidente de la Commission Nationale des Droits Humains (CNDH), coordination provinciale de la Tshopo.

Décédée à l’âge de 75 ans, Maman Joséphine Fundi Okito a été honorée à travers cette célébration eucharistique marquée par une forte mobilisation des femmes et hommes, des personnels scientifiques, des associations féminines ainsi que des religieux. Tous sont venus témoigner leur affection et leur reconnaissance envers celle qui fut une grande actrice du développement et de la promotion des droits des femmes dans la province de la Tshopo.

Dans son homélie, l’abbé Alain Banga a appelé les fidèles à garder vivants les valeurs et l’engagement de l’illustre disparue. La lecture biblique a été assurée par Madame Lydie M’Pela, lectrice des messes, dans une ambiance empreinte d’émotion et de recueillement.

La biographie de la défunte a été lue par Maman Nellas Bauma. Née le 11 juillet 1950 à Lokombe II, originaire de Katakombe dans la province du Sankuru, Joséphine Fundi Okito était la fille aînée d’une famille de six enfants. Graduée et fonctionnaire de l’État, elle a exercé comme chef de bureau à la division de l’Intérieur. Très engagée dans le développement communautaire, elle fut membre active de plusieurs associations féminines et religieuses, présidente d’une ONG de développement, membre de l’UPEDEKIS et militante infatigable pour les droits de la femme.

Prenant tour à tour la parole, Mesdames Claudine Bela, Bernadette Furah, Jacqueline Angeli et Nellas Bauma ont rendu des témoignages émouvants sur la vie et le parcours de la défunte. Elles ont salué une femme courageuse, sociable, accueillante et travailleuse, dont le leadership dans les associations féminines et dans la lutte pour les droits des femmes demeurera inoubliable.

Parmi les personnalités présentes figuraient notamment le professeur François Bokula, Charlie Andiru, le ministre provincial honoraire Alexis Bauma, Esther Lelebeya ainsi que plusieurs membres de la famille biologique de la défunte.

Le départ de Maman Joséphine Fundi Okito laisse un grand vide au sein de la communauté féminine de la République démocratique du Congo en général, et de la province de la Tshopo en particulier.

Journaliste Reporter

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