À l’occasion du mois dédié aux droits des femmes, l’Association des Femmes Avocates du Congo (AFEAC) a réuni, samedi 18 avril 2026, des experts et des acteurs de la société civile pour une matinée d’échange stratégique, portée sous les thématiques : la protection juridique, l’ascension professionnelle des femmes et l’implication nécessaire des hommes.

C’est dans le cadre solennel de l’Espace Américain que s’est tenue cette rencontre d’envergure. Sous l’impulsion de l’AFEAC, dirigée par Me Lauriane Kolongo, l’événement a permis de dresser un état des lieux des acquis et des défis qui subsistent en matière de parité et de protection des droits humains en République Démocratique du Congo.

Cette riche activité a été ouverte par la Magistrate Rosette Mutunwa, Premier substitut du procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Kisangani. Dans son exposé technique, elle a décortiqué le cadre légal national et international protégeant les femmes et les jeunes filles.

« Connaître ses droits est le premier pas vers l’émancipation », a-t-elle souligné, insistant sur la nécessité pour les victimes de dénoncer les abus en s’appuyant sur les instruments juridiques existants.

Le deuxième volet de cette matinée d’échange a porté sur l’évolution de la carrière des femmes. Mme Virginie Musuamba Mbuyi, cadre au Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme (BCNUDH), a partagé son expertise sur le leadership féminin en milieu professionnel.
Elle a notamment abordé les stratégies pour surmonter les barrières structurelles et culturelles qui freinent encore l’accès des femmes aux postes de décision, tout en encourageant les participantes à cultiver une excellence compétitive.

Bien plus, l’implication des hommes dans la lutte pour l’égalité a été longuement discutée par Me Patient Biselenge Bombali, membre du Conseil de l’Ordre du Barreau de la Tshopo. Son intervention sur la masculinité positive a rappelé que l’égalité des sexes n’est pas un combat des femmes contre les hommes, mais un projet de société harmonieux.

Des recommandations

La matinée s’est conclue par une séance riche d’échanges et de débats. Les participants ont formulé plusieurs recommandations essentielles notament la vulgarisation des lois auprès des communautés rurales, le mentorat des jeunes femmes dès le début de leur carrière, l’engagement des hommes comme alliés contre les violences faites aux femmes, etc.

L’AFEAC, par cette initiative, réaffirme son rôle de sentinelle du droit et de moteur du changement social dans la province de la Tshopo. Les résolutions prises lors de cette matinée devraient servir de base à de futures actions de plaidoyer auprès des autorités locales.

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