La salle des réunions de la paroisse Saint Gabriel, site abritant des milliers de familles ayant fui les récentes atrocités meurtrières dans la commune urbano-rurale de Lubunga, sur la rive gauche du fleuve Congo, à Kisangani, a accueilli, lundi 02 juin 2025, une activité majeure de sensibilisation sur la cohabitation pacifique et les droits des femmes déplacées internes suite à des conflits.

Animée de manière active et participative par Marie-Thérèse Bosambi, Coordonnatrice Provinciale de l’asbl « Jeunes de l’espoir Tshopo », Opératrice Culturelle et She Leads dans le programme IFES Ndeke avec le partenaire technique et financier de Ministère des affaires étrangères FCDO, cette activité a été exclusivement consacrée aux femmes logeant le site des déplacés de la paroisse Saint Gabriel.

Les femmes sensibilisées pour devenir les actrices de développement

D’après l’oratrice du jour, l’objectif était de démontrer à ses femmes qu’elles sont actrices du développement et qu’elles sont parmi les actrices de résolution de conflits et elles doivent se lever pour leur cause afin de réduire ce fléau,

« Elles doivent être les actrices de résolution de conflits, elles doivent interpeller leurs maris et chercher comment faire entendre leur voix aux autorités. Nous avons compris que c’est leur souci majeur et nous leur avons montré des mécanismes à suivre », a souligné Thérèse – Bosambi.

À l’en croire, ces femmes ont plusieurs droits notamment à la bonne vie, à la santé, à réclamer leurs droits, bref, a confié Bosambi, selon l’article 14 de la Constitution, elles ont les droits comme tous citoyens de la RDC.

Il sied de noter que les thématiques sur les droits de déplacées internes, la cause de conflit, les conséquences, etc ont été abordées par l’expert en genre et activiste des Droits Humains, Jean-Paul Nyindu. Dans la foulée, il a avancé des réflexions autour des questions majeures qui écument le vécu quotidien de la femme surtout celle qui se trouve dans une situation de déplacement interne.

« Qu’est-ce que nous devons faire pour rétablir la paix, manque d’impunité pour les bourreaux et mettre en place de stratégies pour rétablir la paix dans nos communautés, etc », au tant des défis posés.

Selon Bosambi, une attente de haute facture est attendue. À l’en croire, ces femmes doivent parvenir à mettre en œuvre les différentes informations qui ont été partagées, afin, qu’une note de plaidoyer soit établie pour faire entendre leur voix à qui de droit.

« Le message est que nous sommes tous congolais, nous avons le même droit, et nous avons le droit d’en bénéficier et nous faisons le suivi pour le retour de la paix », a-t-elle conclu, au micro de KIS24.

Journaliste Multimédia & Reporter

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