Le parquet général près la Cour d’appel de Kisangani a franchi une étape décisive dans le dossier controversé de la réhabilitation de la route de l’aéroport de Bangoka. Il vient d’ouvrir une instruction judiciaire, enregistrée sous le numéro RMP 7050, suite à une plainte déposée contre la Société des travaux publics de construction (SOPECO).
La plainte, introduite il y a plusieurs semaines par la Nouvelle Dynamique de la Société Civile (NDSCI/Tshopo), visait la gestion présumée opaque des fonds publics alloués aux travaux de modernisation de cet axe routier stratégique. L’annonce de cette ouverture d’enquête a immédiatement suscité un vif soulagement au sein de la population et des acteurs de la société civile. Ces derniers réclament avec insistance la transparence et la redevabilité dans l’utilisation des deniers publics, une exigence qui alimente le débat local depuis plusieurs mois.
La NDSCI salue la démarche et appelle à la lumière
Contacté par KIS24, le président de la NDSCI/Tshopo, Maître Christian Kambi Mateleka, n’a pas caché sa satisfaction face à cette évolution judiciaire.
« Nous félicitons la justice pour l’ouverture du dossier RMP 7050 concernant la gestion de l’argent de la route de l’aéroport par la SOPECO », a-t-il déclaré.
Et d’ajouter : « Nous attendons avec impatience les résultats de l’enquête pour faire toute la lumière sur cette affaire et garantir la transparence et la responsabilité dans la gestion des fonds publics. Courage aux enquêteurs ! »
De nombreuses voix s’étaient élevées pour exiger des comptes clairs sur l’exécution du marché et l’utilisation des sommes destinées à la réhabilitation de l’infrastructure, vitale pour la ville.
Selon des sources proches du parquet, les premières convocations devraient être lancées dès la semaine prochaine. Le procureur général serait déterminé à entendre toutes les personnes citées dans le dossier, quelles que soient leurs fonctions ou affiliations.
Cette démarche est perçue par la NDSCI comme un signal fort de la fin de l’impunité et une victoire pour la redevabilité publique. L’affaire RMP 7050 est désormais au cœur de l’actualité à Kisangani et promet de révéler les zones d’ombre qui entourent la gestion de ce projet d’infrastructure.

