Kisangani / Insolite : 8 ans après, une veuve militaire retrouve son fils policier décédé à Basoko

C’est une histoire insolite qui a vécu, ce mercredi 23 mars 2022, en plein centre-ville de Kisangani. 8 ans après, une veuve militaire a retrouvé son enfant, décédé, il y a 8 ans , dans le territoire de Basoko. Les faits se sont déroulés devant la Rawbank, alors que la maman venait retirer la rente de son mari décédé.

Kis24.info vous reproduit in-extenso le récit de cet événement lu sur le mur Facebook d’un confrère journaliste.

Voici ce que j’ai appris en ville ce soir :

Une maman veuve militaire est allée retirer la rente de son mari décédé. Elle arrive aux portes de la Raw Bank, elle aperçoit un policier la devançant à l’entrée de la banque. Et son sang n’a fait qu’un tour : elle a reconnu son propre fils, policier de son état, mais décédé à Basoko où ils vivaient il y a de cela… 8 ans !

Du coup, elle allerte les gens et même les policiers commis à la garde de la banque. Et ceux-ci mettent la main sur le  »revenant », et l’interpellent.

L’homme était en tenue de la police, portant même un gilet pare-balles de la PNC. Il s’est même débattu, s’opposant à son interpellation.
Pour convaincre l’opinion, la veuve a fait des révélations au sujet du revenant. Elle a notamment précisé que son fils policier défunt avait deux cicatrices sur son corps : l’une à la tête, suite à un coup de machette lui asséné jadis par son petit frère, et l’autre au dos où la pointe d’un bois lui avait presque perforé.

Vérification faite sur place les deux signes sont encore visibles, l’un sous le béret règlementaire, et l’autre sous la tenue.

Du coup, le commandement ville de la PNC est informé et décide que le policier fantôme y soit conduit. Or il se trouve que le revenant est un agent qualifié de la police de circulation routière, corps des ennemis héréditaires des motards.
Ceux-ci se sont donc joints à l’escorte qui a acheminé le PCR fantôme au commandement ville. Ils ont profité de la rare occasion pour faire une bruyante caravane motorisée au centre ville, avant de faire un attroupement au commandement ville.

Dossier à suivre !

Un récit de Vincent Baruani, de la RTNC/Kisangani

Redaction

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