Kisangani : Insécurité « grandissante » aux alentours de l’UNIKIS et l’ISC, Éric Yaufa tire la sonnette d’alarme

Les périphéries de l’Université de Kisangani et de l’institut supérieur de commerce/Kisangani constituent, ces jours, un sérieux danger pour la population. Des jeunes délinquants y font la loi en toute quiétude tant pendant la journée, tout comme le soir.

Plusieurs cas de vol, agressions et affrontements entre jeunes sont répertoriés chaque jour. Leur champ d’action va des homes d’étudiants en réhabilitation, le complexe Elungu, le cimetière de 6 jours, le terrain ISC, l’intendance générale de l’ESU jusqu’au terrain de la faculté de Psychologie et ailleurs.

Selon les victimes, le groupe Zone rouge, constitué par les jeunes du Quartier cabine, est le principal acteur de l’insécurité dans ces endroits. Récemment, ce groupe a dévalisé les étudiants qui logent l’intendance de l’ESU. Ce qui a conduit à des accrochages avec les étudiants et une forte inquiétude chez les habitants. Pas plus tard que le vendredi dernier, une étudiante a été agressée, et son téléphone emporté par ces mêmes brigands.

Approché, le Représentant des Étudiants de l’UNIKIS confirme la nouvelle et cite à l’occurrence les jeunes du quartier cabine. Selon lui, la gravité de cette situation est aussi due à l’inoccupation des résidences de l’Unikis non réhabilitées.

« Je lance un message fort : l’Université de Kisangani semble être en insécurité. Surtout que les étudiants n’ont pas occupé les différents homes, cela met à tout moment en insécurité. Nous appelons les autorités compétentes à pouvoir réactiver les processus de réhabilitation du complexe Elungu et village Koli pour que les étudiants regagnent ces différents cites universitaire. Il sera une sécurité permanente », a-t-il déclaré.

Par ailleurs, Éric Yaufa appelle à l’intervention du comité urbain de sécurité pour maîtriser la situation.

« Aux autorités, de pouvoir nous accompagner et chercher comment éradiquer les groupuscules qui se trouvent aux alentours du cite universitaire. Puisque ça va déclencher un problème à la longue », dit-il.

Si ces derniers jours, un calme apparent semble revenir, notons que d’un moment à l’autre le climat peut dégénérer. La population aux alentours vit dans la peur et en plein danger.

Mukendi DavidGaston

Journaliste, poète, slameur, professeur et chrétien

  1. Bonjour, habitant de l’avenue du Sanatorium proche de l’intendance général de l’ESU, étudiant de l’IFA-Yangambi (Vice représentant honoraire de la Renaissance Tshopo et de l’IFA-Yangambi) victime de façon régulière de ses affrontements, je pense qu’il serait mieux dans la mesure du possible pour que l’accalmie(au sens figuré du mot) revienne, maîtriser les jeunes désœuvrés de cabine et les étudiants qui occupent l’enceinte de l’intendance général de l’ESU et ces environs. Le deux camps mettent la population environnante de ce coin en insécurité. L’intendance n’est pas le home. Nous connaissons tous de quoi il s’agit. Cette occupation est illégale.

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