Le gouvernement provincial de la Tshopo a communiqué, ce dimanche 1er février, sur l’attaque armée ayant visé l’aéroport international de Bangboka. Entre le samedi 31 janvier à partir de 5h00 et le dimanche 1 février à 2h00, des drones kamikazes transportant des munitions non conventionnelles ont tenté de frapper cette infrastructure stratégique située à 17 km de Kisangani, dans la province de la Tshopo.

Par la voix de son porte-parole, Senold Tandia Akomboyo, l’exécutif provincial sous le leadership du Gouverneur Paulin Lendongolia Lebabonga, attribue cette offensive à « l’agression barbare, injuste et persistante imposée par le Rwanda et ses supplétifs de l’AFC/M23 ».

Selon le communiqué officiel, consulté par Kis24, la tentative de sabotage a été déjouée grâce à la « haute vigilance » et au « professionnalisme » des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Appuyées par leurs partenaires, les forces loyalistes ont neutralisé huit drones ennemis avant qu’ils ne puissent atteindre leurs cibles.

Le gouvernement provincial a salué cette riposte, l’inscrivant dans la vision sécuritaire du Commandant suprême, Félix Antoine Tshisekedi.

Dénonçant une violation flagrante du droit international et une volonté de Kigali de « torpiller l’accord de paix signé à Washington », le gouvernement de la Tshopo exhorte la communauté internationale à passer aux sanctions :

« Le Gouvernement provincial de la Tshopo appelle la communauté internationale à aller au-delà des condamnations de principe et à prendre des mesures concrètes et dissuasives pour mettre définitivement fin à cette agression de plus de 30 ans. »

Face aux mouvements de panique observés aux abords de l’aéroport, les autorités se veulent rassurantes. Le porte-parole insiste sur le fait que la situation est « totalement sous contrôle » et invite les populations déplacées à regagner leurs habitations.

L’exécutif provincial réitère son soutien total au Chef de l’État et rappelle que la vigilance citoyenne reste le dernier rempart : tout mouvement suspect doit être immédiatement signalé aux services de sécurité pour garantir l’intégrité de la province.

Denis BAKUMANI

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