Ce samedi 1er novembre 2025, comme chaque année, la ville de Kisangani a vibré au rythme du recueillement et de la prière à l’occasion de la Journée mondiale des morts. Au cimetière Nouvelle Jérusalem, prêtres, fidèles et familles endeuillées se sont rassemblés pour honorer la mémoire de leurs proches disparus, dans une atmosphère de foi, d’émotion et d’espérance.
La messe du jour, célébrée au cœur du cimetière, a été présidée par l’abbé Adalbert Mwehu, curé de la paroisse Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus du petit séminaire de Mandombe. Il était assisté du prédicateur du jour, l’abbé Jordy Zanga, formateur au même séminaire et prêtre de l’archidiocèse de Kisangani.

Dans son homélie, tiré du livre de Mathieu 25 verset 31-46,l’abbé Zanga a invité les fidèles à demeurer unis spirituellement à leurs défunts à travers la prière quotidienne.
« Il n’y a pas d’église pour les morts, mais le Seigneur a dit celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra », a-t-il rappelé, soulignant que la prière reste le lien vivant entre les chrétiens et ceux qui les ont précédés dans la maison du Père.
Le prédicateur a également exhorté chacun à “penser à ces êtres chers” et à “croire fermement à la résurrection des morts”, tout en confiant les âmes défuntes à la miséricorde divine.
Un cimetière moderne, symbole de respect et de mémoire

Avant la célébration, le coordonnateur du cimetière Nouvelle Jérusalem, Franck Waziwazi, a souhaité la bienvenue à toutes les familles venues se recueillir. Il a profité de l’occasion pour rappeler la mission de modernisation du site, symbole de respect envers les défunts et leurs familles
« Ce cimetière est moderne. Nous demandons à chaque famille de prendre soin de sa tombe, d’y construire une pierre tombale et de contribuer à la beauté du lieu », a-t-il lancé.
Il a également insisté sur la nécessité de prier chaque jour pour les morts, affirmant que “la mémoire ne meurt pas tant que l’amour et la foi demeurent vivants »
La cérémonie s’est achevée dans un profond moment de silence et de communion. Des chants, des bougies et des fleurs ont parsemé les allées du cimetière, rappelant que la mort, dans la foi chrétienne, n’est pas une fin, mais un passage vers la vie éternelle.
A Kisangani, cette célébration du 1er novembre reste un temps fort de l’année liturgique, unissant foi, mémoire et espérance, autour d’un même message les morts ne sont pas oubliés, ils vivent à jamais dans le cœur des vivants.

