Le Groupe de Réflexion et d’Action pour la Promotion des Droits de la Femme et de la Jeune Fille (GRAPFF) a organisé, du mardi au mercredi 29 octobre, une série de sessions de vulgarisation du Protocole de Maputo en insistant particulièrement sur les droits liés à la Santé Sexuelle et Reproductive (SSR).




Ces assises ont réuni les autorités politico-administratives, les leaders associatifs (femmes et jeunes), ainsi que des représentants religieux des trois zones de santé de la ville de Kisangani : Makiso, Tshopo et Lubunga.
Pendant deux jours, les acteurs impliqués dans la SSR ont été sensibilisés sur les notions essentielles concernant les Droits à la santé sexuelle et reproductive et à la mortalité maternelle, notamment celle découlant des avortements clandestins dans la province de la Tshopo.

Selon la Sœur Thérèse Mokaria, Coordinatrice provinciale du programme DSSR à la Tshopo et facilitatrice de ces travaux, « l’objectif est de contribuer ensemble à la réduction des décès maternels. Nous avons évoqué le fait que les nombreux avortements clandestins représentent environ 13% des décès maternels évitables ».
Elle a souligné la gravité de la situation dans la province de la Tshopo. « Notre province de la Tshopo connaît ces problèmes ; depuis cinq ans, le taux ne fait qu’augmenter, surtout chez les jeunes sexuellement actifs qui utilisent abusivement les contraceptifs. »

Madame Albertine Likoke, Coordinatrice de GRAPFF, a insisté sur la nécessité d’aller au-delà de la formation. Elle a appelé les acteurs (jeunes, femmes, religieux, administratifs) à s’engager fermement pour la réalisation effective du Protocole de Maputo concernant les aspects liés à la SSR dans la Tshopo. Les participants ont répondu présents en prenant l’engagement de sensibiliser leurs communautés.
« Je me sens personnellement engagé grâce à cette opportunité de formation afin que nous puissions lutter contre la mortalité maternelle dans nos milieux, liée aux avortements clandestins », a déclaré un participant de la ZS Lubunga, membre de la plateforme U-report.
Le Conseil de la Jeunesse a également réaffirmé son rôle moteur. Francis Samene du Conseil Communal de la Jeunesse a promis l’intensification des sensibilisations, saluant le Protocole de Maputo comme un instrument clé pour la promotion de la santé des femmes et des jeunes filles.
Mme Likoke a enfin annoncé que ces sessions se poursuivront dans d’autres zones intérieures comme Banalia, Yangambi, Isangi et Yabaondo. Elle a également remercié les partenaires de GRAPFF, notamment MSI à travers l’appui financier d’UK International Développement et le gouvernement congolais via le programme DSSR.

