Le 2 août, la République démocratique du Congo a commémoré la journée du Genocost, dédiée aux victimes des conflits qui ont endeuillé le pays. Cette année, l’événement a pris une dimension particulière, marquant un appel pressant à la réflexion, à la justice et à la solidarité.
Dans une déclaration parvenue à KIS24, Francis Molenge, activiste et coordonnateur provincial du Mouvement national des survivants et victimes de violences sexuelles liées aux conflits dans la Tshopo, a souligné l’importance de cette journée, la qualifiant de « plus qu’une simple commémoration ».
Selon M. Molenge, le Genocost doit pousser la nation à un examen de conscience. « Il nous appelle à honorer la mémoire des victimes pour que leur martyr ne tombe pas dans l’oubli, mais aussi à réfléchir aux causes des conflits qui frappent nos communautés », a-t-il affirmé.

L’activiste a rappelé que la journée doit être l’occasion de renforcer le plaidoyer pour que les victimes obtiennent justice, réparation et la garantie de nos représentations sur l’ensemble du territoire de notre pays. Il a fermement condamné l’utilisation du Genocost comme une « tribune d’exprimer des divergences » ou un « prétexte à de beaux discours ».
Francis Molenge insisté cependant sur le fait que l’heure est à l’action et à la solidarité. « Aujourd’hui encore, des victimes du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, de l’Ituri, du Maï-Ndombe, de la Tshopo et d’autres provinces en conflit crient Justice », a-t-il déclaré, ajoutant que le Genocost doit être le moment où la nation se tourne vers elles avec la solidarité et l’engagement pour la Paix.
Molenge rend également hommage au courage et à la résilience des victimes et des survivants, saluant leur engagement à travers des actions de sensibilisation et d’entraide. « Pour votre dévouement et votre courage, nous vous remercions », a-t-il conclu, avant de lancer un appel mobilisateur : « Ensemble nos voix sont plus fortes que le silence ».

