La ville de Kisangani est, depuis la nuit de temps, confrontée à un problème environnemental croissant : la mauvaise gestion des déchets plastiques. Malgré les multiples efforts mis en place par le gouvernement, les ONG,… Cette problématique semble encore largement ignorée par une grande partie de la population.

Dans les rues de la ville, les déchets s’amoncellent, mêlant matières biodégradables, comme les restes alimentaires ou les feuilles. Et déchets non biodégradables, notamment les bouteilles en plastique, les sachets et les emballages industriels. Si les premiers (Déchets biodégradables) peuvent être valorisés, notamment pour l’agriculture grâce à leur décomposition naturelle, les seconds ( Déchets non biodégradables) posent un véritable défi.

“Les déchets plastiques ne se dégradent pas. Ils s’accumulent et créent des saletés dans la ville, bouchent les caniveaux et provoquent des inondations”, explique Christian Kibuluma, chercheur à la faculté des sciences de Kisangani.

Selon M. Kibuluma, la consommation de produits emballés: jus, eau minérale, boissons gazeuses, a explosé ces dernières années. Malheureusement, les emballages sont souvent jetés dans la rue, sans tri ni collecte organisée. Lors des fortes pluies, ces déchets sont entraînés vers les caniveaux, qu’ils finissent par obstruer.

Ce phénomène contribue à la montée des eaux dans plusieurs quartiers, causant des inondations récurrentes, des dégâts matériels et des risques sanitaires accrus.

Face à cette situation, selon Me Christian Kibuluma, les spécialistes doivent faire appel à une réaction urgente des pouvoirs publics. L’absence de services de collecte efficaces, de sensibilisation et de politiques de recyclage aggrave le problème.

“Le gouvernement doit établir des services nécessaires pour essayer d’éradiquer ce fait”, insiste Christian Kibuluma.

Parmi les pistes envisagées :

  • La mise en place de points de collecte pour les plastiques usagés
  • Le développement de campagnes de sensibilisation dans les écoles et quartiers
  • L’instauration de sanctions contre les dépôts sauvages
  • Le soutien à des initiatives locales de recyclage

Si les autorités ont un rôle central à jouer, les citoyens ne sont pas en reste. Le changement passe aussi par une prise de conscience collective : trier ses déchets, éviter les plastiques à usage unique, et adopter des comportements respectueux de l’environnement.

À Kisangani, comme ailleurs, la lutte contre les déchets plastiques est devenue un enjeu de santé publique, d’aménagement urbain et de durabilité. Il est temps que chacun prenne part à cette bataille.

Matthieu KINGANDA

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