A Kisangani, Chef-lieu de la Province de la Tshopo, l’on compte déjà 7 présumés voleurs tués et calcinés par la population à l’espace de 6 jours. Une autodéfense face à la montée de la criminalité urbaine qui se traduit en justice populaire.

C’est suite à la recrudescence de l’insécurité à Kisangani et à l’infructuosité des efforts des services de sécurité face à cette situation que la population s’est levée pour se prendre en charge. Cependant cette façon de réagir de la population lui fait commettre plusieurs cas de justice populaire.

A l’espace de 6 jours seulement, 7 présumés voleurs ont été arrêtés, tués et calcinés par la population. Certains sont brûlés vifs à Magopi, d’autres devant le terrain de la Faculté de Psychologie et Sciences de l’Éducation. Il faut aussi mentionner les cas des ronds-points Asimbo au quartier Matete à Mangobo et Combattants à Makiso et aussi à Aspiro y compris celui lynché au Bloc cabine.

« Trop c’est trop ! Comment pouvons-nous vivre dans une insécurité aussi grandissante ? Plusieurs agents de l’ordre qui sont dans nos six Communes et Territoires, ne maîtrisent pas les bandits à mains armés et autres malfaiteurs. Parfois les policiers interviennent en retard alors que les malfrats ont déjà opéré », a dit, sous l’anonymat, un habitant de Kisangani avant de poursuivre.

« Nous vivons grâce à nos petites activités mais les malfrats nous mettent mal à l’aise. Le rôle de la police c’est de protéger la population ainsi que leurs biens mais à la Tshopo c’est le contraire. Les autorités elles-mêmes sont bien sécurisées que les paisibles citoyens ».

Rappelons que ce vendredi 13 juin 2025 vers KX3 en allant à Maele, un présumé voleur a été brûlé vif. Les témoins affirment que la victime aurait volé un téléphone de la marque Itel 3 sims.

Kisangani autres fois une ville de paix est désormais le champ de la criminalité urbaine. Ce sont toutes les nuits qu’il y a braquage. En plus de voler, ces malfrats commettent des viols et des assassinats. Dans plusieurs quartiers, il existe déjà des brigades constituées des jeunes. Ces derniers patrouillent leurs quartiers la nuit pour les sécuriser contre les malfrats. Seulement ces jeunes brigadiers, au lieu d’amener les malfrats appréhendés aux services de sécurité, ils se font justice en les tuant et brûlant.

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