Aujourd’hui, la province de la Tshopo pleure la perte de l’un de ses fils les plus courageux. Joël Mbiya, militant du mouvement citoyen FILIMBI, vient de tomber. Son seul crime : avoir eu le courage de dénoncer l’incompétence d’un gouvernement provincial. Ces faits tristes sont confirmés non seulement par ses proches mais également par des grands acteurs politiques locaux.

Joël n’était pas un criminel, il était une voix, une conscience debout pour la Tshopo. Le combat de Joël et de ses camarades de FILIMBI a commencé par une démarche citoyenne et pacifique. Suite à une manifestation où ils avaient déposé un mémo à l’Assemblée provinciale, le prix à payer est devenu exorbitant. Depuis, ils ont été frappés, traqués, bâillonnés. Les représailles se sont intensifiées, visant à étouffer toute critique. L’un d’eux, Jédidia MABELA, a été arrêté et condamné injustement à six mois de prison.

Quant à Joël, sa vie s’est transformée en calvaire. Blessé, menacé, il vivait caché, poursuivi par un mandat d’arrêt comme un vulgaire bandit. La peur et la pression constantes l’ont empêché de recevoir les soins nécessaires. Il n’a jamais pu aller à l’hôpital. C’est une réalité brutale et intolérable : ce sont les coups, les blessures, la peur et la pression qui ont fini par l’emporter.

Un appel à la conscience nationale

Aujourd’hui, un militant est mort, mais c’est toute la Tshopo qui saigne. Cet événement tragique met en lumière une dérive dangereuse dans la province. Un homme, ivre de pouvoir, se prend pour le roi de la province, menaçant, emprisonnant, réduisant au silence tous ceux qui osent parler.

L’étouffement des libertés fondamentales atteint un seuil critique.
Ce n’est pas un incident isolé, mais le symptôme d’une dictature locale qui se construit sous le regard de la nation. C’est pourquoi, un appel pressant est lancé :
Aux autorités nationales, aux défenseurs des droits humains, aux institutions de la République, regardez la Tshopo avant qu’il ne soit trop tard. Un homme est en train de bâtir sa dictature locale dans un pays qui se dit démocratique. Si l’indifférence prévaut, demain ce ne sera plus seulement Joël, mais toute une génération qu’on fera taire.

🕊️ Joël Mbiya n’est pas mort pour rien. Il est le symbole d’un combat : celui de la vérité contre la peur, de la justice contre l’arbitraire. Son sacrifice doit être le point de départ d’une mobilisation nationale pour que la lumière soit faite sur les circonstances de sa mort et que la liberté d’expression soit garantie en Tshopo.

Avec Guy Rami Lonia, philanthrope et acteur politique de la Tshopo

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