Pendant quatre jours soit du premier au quatre Décembre 2025 à Kisangani dans la salle jolie rêve,les acteurs agricoles de la Tshopo ont bénéficié d’une formation de haut niveau animée par des experts ivoiriens du cacao.

Une initiative portée par la COPAPROCA, déterminée à hisser la filière cacao au rang des moteurs agricoles de la province. Entre renforcement des capacités, partage d’expériences et motivation collective, cette session marque un tournant pour les futurs encadreurs et producteurs locaux.

Invités spécialement depuis la Côte d’Ivoire premier producteur mondial de cacao les formateurs Désiré Ado et son équipe ont partagé leur longue expérience dans la gestion des coopératives, la culture durable du cacao et l’organisation des producteurs.

« Nous sommes venus pour éviter que nos frères du Congo tombent dans les mêmes erreurs que nous avons connues », a expliqué Désiré Adon. « Notre objectif est clair, les équiper pour réussir leur filière. »

Durant cette formation, les participants ont appris les bases d’une plantation performante, les bonnes pratiques agricoles, la structuration coopérative et les exigences du marché international. Une véritable immersion dans l’univers professionnel du cacao.

De son côté, Muhindo Kyavu John, directeur de la COOPAPROCA, a rappelé l’importance de cette formation.

« Ces quatre jours ont été bénéfiques non seulement pour nous, mais pour toute la population tchopolaise. Nous venons de former des formateurs, des personnes capables d’encadrer les planteurs de cacao sur le terrain. »

Les participants venaient non seulement de la COPAPROCA, mais aussi des coopératives partenaires Shamba ni mali , l’ONAPAC, et les autres qui a déployé ses ingénieurs.
Tous unis par un même objectif ,professionnaliser la filière cacao dans la Tshopo.

Le directeur a également salué l’implication des membres de la coopérative, seuls bailleurs de cette formation, qui ont assuré l’accueil et le séjour des experts ivoiriens.

Parmi les participants, une femme a tenu à exprimer sa gratitude , elle s’est dite fière d’avoir participé à cette session et a remercié chaleureusement les organisateurs pour cette opportunité rare d’acquérir un savoir essentiel pour l’accompagnement des producteurs locaux.

Au-delà de l’apprentissage technique, cette formation a porté un message fort a souligné le directeur provincial de COPAPROCA.

« On ne peut pas se développer en faisant seulement de la musique. Notre pays a été mal vendu. Il y a des forêts et des terres inexploitées », a rappelé Muhiya Kyiavu John, invitant la population à s’engager dans l’agriculture.

A travers cette initiative, la COPAPROCA s’aligne avec la vision nationale valorisant l’agriculture comme moteur du développement, notamment le concept Samedi Bilanga Tshopo Mosala qui mobilise les populations autour du travail du sol.

Cette session de formation ouvre une nouvelle page pour le secteur cacao dans la province de la Tshopo. Grâce au partage d’expérience ivoirienne, aux efforts de la COPAPROCA et à l’engagement des coopératives locales, les bases sont jetées pour une filière structurée, compétitive et durable. A la fin de la formation les parisiens ont reçu les certificats de participation à cette formation.

Si les recommandations sont appliquées sur le terrain, la production cacao dans laTshopo pourrait bientôt franchir un cap décisif et s’inviter sur les marchés nationaux et internationaux.

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