Une nouvelle alerte scientifique secoue Kisangani. Une étude menée par des chercheurs de Université de Kisangani révèle que le sous-bassin versant de Djubudjubu perd chaque année des quantités alarmantes de terre sous l’effet de l’érosion hydrique.

Publiée dans l’International Journal on Science and Technology, la recherche signée par Dimitri Elukesu, Gabriel Makabu et Isaac Mbumba dresse un constat inquiétant :certaines zones de Djubudjubu enregistrent une perte de sol comprise entre 51 et 168 tonnes par hectare par an.

Le sous-bassin étudié couvre près de 9 km² et traverse plusieurs communes de la ville, notamment Tshopo, Makiso et Mangobo. Selon les chercheurs, plus de la moitié de cette superficie est déjà touchée par une érosion considérée comme moyenne à très forte.

Le taux annuel d’érosion du sol dans le sous-bassin versant de Djubudjubu va de modéré à très forte », concluent les auteurs, qui dénoncent aussi l’absence quasi totale d’aménagements antiérosifs dans cette partie en pleine urbanisation.

Les scientifiques pointent plusieurs facteurs aggravants : la croissance urbaine anarchique, les fortes pluies récurrentes et la nature sableuse et fragile des sols de Kisangani.

Les zones les plus exposées se trouvent principalement au nord-ouest et au sud-est de Djubudjubu, où les risques d’effondrement des terrains et de destruction des habitations deviennent de plus en plus préoccupants.

Face à cette situation, les chercheurs recommandent des mesures urgentes comme le reboisement, contrôle strict de l’urbanisation, drainage des eaux et installation d’ouvrages antiérosifs afin de prévenir une catastrophe environnementale et humaine dans plusieurs quartiers de Kisangani.

Journaliste, poète, slameur, professeur et chrétien

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