Le matin de ce jeudi 11 septembre 2025, des taximen manifestent leur désaccord face à la formation obligatoire initiée par le gouvernement provincial et la commission provinciale de prévention routière dans la Tshopo.

Dans l’avant-midi, ils se sont rassemblés à l’espace Bolonge. Ils ont profité de ce rassemblement pour analyser les possibilités de participation à cette formation qui coûte 10$ par participant. Mais pour eux, c’est une somme élevée. Bien plus, 3 jours successifs de formation est une montagne insurmontable.

« Nous travaillons comme des journaliers. Chaque soir ou chaque semaine, nous remettons les recettes à nos patrons ou à l’entreprise. Si on passe 3 jours de formation, où allons-nous trouver l’argent à remettre ? Et nous sommes aussi des parents. Nos enfants, nos femmes dépendent de ce que nous gagnons par jour », a laissé entendre un taximan rencontré à l’espace Bolonge.

Ces motards évoquent également les patrouilles nocturnes. Ils sont actuellement dans l’impossibilité de travailler la nuit, jusqu’à 23h. « J’arrête à 20h, au plus tard 21h. Comment je veux combler les 3 jours ? Si au-moins je peux travailler jusqu’à 23h, ça peut permettre de récupérer les 120 mille Fc », a dit un autre manifestant.

Les contestateurs évoquent également l’état des routes. « On va pratiquer les codes de la route sur des routes mortes ? » s’est questionné un taximan qui demande aux organisateurs de sursoir cette formation dans un premier temps.

La province de la Tshopo a convoqué cette formation obligatoire après avoir constaté que les accidents sont dus à l’ignorance du code de la route. La CNPR va former tous les conducteurs pendant 3 mois. Une fois ce délai dépassé, les contrôleurs seront déployés sur le terrain.

Journaliste, poète, slameur, professeur et chrétien

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