La tension est montée d’un cran à Kisangani après une série de bombardements ayant visé l’aéroport international de Bangboka. Entre dimanche soir et la nuit de ce lundi 25 mai, huit détonations ont été signalées autour des installations aéroportuaires, selon plusieurs sources locales contactées sur place.
La première explosion a été entendue dimanche vers 17h30, suivie d’une seconde quelques minutes plus tard. D’autres détonations se sont ensuite succédé jusque tard dans la nuit. Au total, six nouvelles explosions auraient encore été enregistrées jusqu’à environ 2 heures du matin. Dans les quartiers voisins, les habitants sont restés dans une vive inquiétude, notamment en raison des mouvements observés au sein des forces de sécurité.
Après les premières frappes, plusieurs civils présents à l’aéroport ont quitté les lieux dans la panique. Depuis dimanche soir, seuls des militaires étaient visibles dans l’enceinte aéroportuaire, selon des témoins. Un appareil de la Régie des voies aériennes attendu dans la soirée n’aurait finalement pas atterri à Kisangani.
Autour de Bangboka, des habitants affirment également avoir entendu des tirs nourris durant la nuit. Ils rapportent d’importants mouvements des Forces armées de la RDC jusque dans les premières heures de la matinée.
Cette nouvelle attaque intervient près de quatre mois après une précédente série de bombardements attribués à l’AFC-M23 contre le même aéroport. Jusqu’à lundi matin, aucun bilan officiel n’est disponible. Ni les autorités provinciales ni l’armée n’ont communiqué sur d’éventuels dégâts ou victimes.
L’aéroport international de Bangboka occupe une position stratégique dans l’est de la RDC. Il sert à la fois d’aéroport civil et de base militaire, notamment pour les appareils de la Force aérienne congolaise déployés dans la région depuis plusieurs mois.
Parallèlement, la rébellion de l’AFC-M23 affirme que certaines de ses positions au Nord-Kivu et au Sud-Kivu auraient également été ciblées par des drones. Le mouvement soutenu par le Rwanda évoque des pertes humaines et d’importants dégâts matériels dans les zones sous son contrôle.

