Venus de plusieurs horizons de la Tshopo et du Maniema (Lubutu), une vingtaine de journalistes participent depuis ce mardi 27 mai 2025 à un atelier émouvant sur le journalisme sensible à la crise sécuritaire, humanitaire et vérification des faits, dans la ville de Kisangani.

Cette formation parrainée par la Fondation Hirondelle, une organisation à but non lucratif qui assure aux populations confrontées à des crises un accès à des informations fiables, locales et indépendantes, a pour objectif de renforcer les capacités des professionnels des médias afin qu’ils soient en mesure de diffuser une information fiable, responsable et contextualisée, dans un environnement saturé de rumeurs et de fausses nouvelles, notamment à travers les réseaux sociaux.

« Il est essentiel que les journalistes sachent comment se comporter et quelles informations diffuser en période de crise. Il ne faut pas relayer de rumeurs, mais plutôt s’assurer de transmettre des faits vérifiés, susceptibles d’éclairer les citoyens sur les réalités du pays et du monde », a dit Innocent BULAMBEMBE, coordonnateur des médias partenaires de la Fondation hirondelle et formateur.

Débutée ce mardi, la formation va se tenir pendant quatre jours, soit jusqu’à vendredi 30 mai 2025. Les professionnels de média de Kisangani, et ceux venus des territoires de la Tshopo et de Lubutu au Maniema, explorent notamment la question de la sécurité du journaliste c’est-à-dire l’apprentissage des formats adaptés au journalisme sensible au conflit.

Il sera également question de conscientiser les journalistes de la Tshopo et du Maniema, sur les bonnes pratiques pour le journaliste en zone des conflits. Un accent particulier sera tout de même placé sur la vérification des faits (Fact chaking) en cette période sécuritaire volatile dans l’Est du pays.

En rappel, c’est depuis plus de 30 ans (1995), que la fondation Hirondelle soutient les médias et les journalistes locaux dans des contextes fragiles. A vocation globale et ancrée localement, elle crée des espaces de dialogue pour renforcer les liens et la cohésion sociale dans des sociétés fragmentées.

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