Kisangani : De l’embarras à l’EPST ? Tout savoir sur le dossier «désertion» de 4 enseignants à l’Athénée

Tribalisme, clientélisme, trafic d’influence, colportage, menaces et autres intimidations, procès judiciaire, voilà l’environnement dans lequel est soumis de travailler le sous-proved Kisangani 1, James Mapela depuis près deux ans aujourd’hui. Ce feuilleton qui sent l’odeur d’une véritable chasse à l’homme date de l’année 2020.

En effet, tout était parti de la réhabilitation du préfet de l’Institut 2 de Kisangani, Deogratias Lilemo Lobese. Ce dernier était suspendu pour une durée de trois mois avec l’ouverture d’une action disciplinaire.

Pendant ce temps, il a été demandé au sous-proved de choisir un enseignant expérimenté qui devrait assumer l’intérim du préfet suspendu.

Tous les dossiers et autres documents étant en ordre, de la suspension dudit préfet avec l’ouverture d’une action disciplinaires, en passant par la conclusion de celle-ci jusqu’à la levée de cette mesure, tout était clair comme l’eau de roche.

Il a été vérifié que toute la procédure a été suivie et respectée et ce, sans complaisance, autour de ce fameux dossier qui n’avait que trop duré.

Des enseignants « déserteurs » qui troublent la quiétude des enfants en plein cours

Soutenus par une main noire politicienne, quatre enseignants de l’Institut 2 de Kisangani se font passer pour des roitelets dans cet établissement d’utilité publique.

De toute vraisemblance, les documentations y afférentes consultées par les soins de notre rédaction, attestent que ces enseignants ont été déclarés déserteurs après avoir épuisé toutes les voies de recours et autres formes Politico-administratives et juridiques. Il s’agit vous vous en doutez de : Bongela Ngama, Kama wa Kama, Kombozi Otchalonge et Lombela Abia, tous déclarés déserteurs dans les normes et autres textes réglementaires.

Refusant à prester tous dans leur lieu d’affectation effectif, ils passent leur temps, des longueurs des journées à chercher comment opposer les autorités régulièrement établies tant au niveau des écoles que de leurs hiérarchies respectives.

Ils accusent tout le monde et entretiennent des conflits perpétuels à souhait.

Parmi eux, certains sont des repris de justice pour des raisons soit de probité morale, soit encore de l’insubordination jugée de notoire pour d’autres.

L’incompréhension vient du fait que le monsieur ( semeur des troubles ), sectoriel n’arrive pas à trancher sur ce petit litige qui tend à créer un climat de l’insécurité au sein de l’Institut 2 de Kisangani ( Athénée ). Selon un rapport circonstancié daté du 24 février signé par le chef de cet établissement à ce sujet.

Contacté, Georges Lomalisa Moonde, ministre sectoriel nous a laissé entendre qu’il s’agissait d’un conflit qu’il aurait trouvé et il le place dans le cadre de la continuité de l’action publique de l’État.
Georges Lomalisa explique n’avoir pas trouvé tous les documents nécessaires sur ce dossier qui brûle les doigts.
Il attend selon lui, lire l’ordre de mission établissement à l’issue de la réunion du comité provincial de discipline au sujet de ces enseignants, le PV de l’ouverture de l’action disciplinaire et sa conclusion.

Parcourant les documents en notre possession, il ressort que tous ces éléments cherchés par le ministre sont bel et bien arrivés dans son cabinet avant son événement et même le PV signé entre son prédécesseur et lui atteste l’existence de ces différentes correspondances.

Toutefois, Georges Lomalisa se dit ne pas être en possession des certains documents qui lui permettraient d’agir proportionnellement aux accusations contre les uns et les autres.

Il y’a quand même lieu d’affirmer que toutes les données cherchées par le ministre provincial de l’EPST auraient été versée dans le rapport du PV de remise et reprise avec son prédécesseur, Thomas Mesemo wa Mesemo.

Par ailleurs, par rapport aux fautes retenues en charge de ces enseignants, il est également signalé ; la rébellion, obstruction de la mise en œuvre des décisions du pouvoir public, récidivisme dans la rébellion et sont accusés par trois autres préfets dans le même établissement.
Il y’a aussi, usurpation de fonction publique, imputation dommageable, haine tribale, faux en écriture, dénonciation calomnieuse, ect.

Ces enseignants déserteurs, tiennent bec et ongle rester à l’Athénée de Kisangani sans aucun document qui le maintient dans cet établissement.

Par ailleurs, la lettre du Proved demandant à son subalterne de se concerter avec les autres sous Proveds de Kisangani pour l’affectation de ces quatre enseignants « problématiques » frise une certaine forme de fuite de responsabilité.

Sébastien Mulamba Mayombo

Redaction

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