Kisangani: Calicots, Bougies en mains et chants de détresse, les Boyomais dans la rue contre l’obscurité

Des jeunes, des mamans, des Papas et des enfants, venus de 4 coins de Kisangani, ont répondu présents à la soirée de ce lundi 13 septembre, à l’activité  »Lundi-Bougie » organisée par la synergie « Kisangani veut du courant, » au rond-point stade en plein centre-ville de Kisangani.

Muni chacun d’une bougie et/ou d’un calicot, ces derniers sont soudés comme un seul homme pour réclamer la rénovation de la centrale hydroélectrique de la Tshopo. Des champs adressés aux autorités nationales, rappelant au Président de la République que cette centrale fait partie de son projet de 100 jours.

Nous sommes fâchés, nous sommes exaspérés, et notre tristesse est vraiment profonde. Depuis que nous n’avons pas du courant, ça va faire un mois; c’est comme ci la question n’intéresse pas Kinshasa… » a braillé l’un des organisateurs.

Cette activité, étant la première d’une série des manifestations pacifiques, vise également l’attention de l’exécutif national.

 »Au chef du gouvernement Sama Lukonde, qui a qualifié son gouvernement de ‘warrior, de tourner ses yeux vers Kisangani afin de procéder à la rénovation urgente de cette centrale » ont-ils vociféré.

48 heures avant cette activité, le Ministre des hydrocarbures et électricité, Olivier MWENZE a séjourné à Kisangani pour quelques minutes. Avec lui, les dirigeants provinciaux, des cadres de la SNEL, se sont rendus à la centrale pour palper du doigt la réalité. Son speech devant la presse est qualifié d’un non-événement pour plusieurs. Et pour ces militants,  »C’est de la poudre aux yeux. »

Olivier MWENZE a annoncé la réparation jusqu’à fin octobre. La synergie « Kisangani veut du courant » compte patienter en agissant, en exerçant une pression sur les autorités compétentes.

 »Nous sommes fatigués des réparations de ces machines qui sont déjà vétustes. On répare aujourd’hui et ça prédispose aux prochaines pannes. Arrêtez avec les réparations, rénovée cette centrale. » indique-t-on.

Pour eux, la réparation ne suffit pas. Ils exigent aussi l’accroissement de la capacité de production de la centrale.
Étant donné qu’à son état normal, elle produit 10 mégawatts; il est une occasion pour eux de dénoncer le délestage qui se vit dans d’autres coins de la ville. D’où leur exigence va au delà de 40 mégawatts.

 » Le besoin de la population est exprimé à 40 mégawatts. » indique-t-on.

Sachez que la ville de Kisangani, avant de connaitre l’arrêt complet du courant électrique, connaissait des délestages drastiques. La vétusté des tirbunes de la centrale hydroélectrique de la Tshopo en est la cause. Aujourd’hui, l’insécurité urbaine est revue à la hausse. Des morgues ne fonctionnent plus. Le prix des denrées alimentaires, le riz, la farine de maïs et des aliments frais, est en flambé. Les autorités, elles ne font qu’appeler à la patience.

DavidGaston MUKENDI

Steves

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