Le député provincial Jupson Jeze Zonga a lancé un cri d’alarme sur l’état de dégradation avancée de la Route Nationale N°4 (RN4), particulièrement sur l’axe Kisangani–Banalia–Buta, dans la province de la Tshopo.
Dans une correspondance adressée au Ministre des Infrastructures et Travaux Publics, consultée par KIS24, l’élu de Banalia décrit cette route comme un « véritable chemin de la croix » pour les usagers confrontés quotidiennement aux bourbiers, aux coupures de trafic et à l’enclavement.
Selon lui, la situation devient de plus en plus insoutenable pour les populations de la Tshopo et du Grand Oriental, dont les activités économiques dépendent largement de cet axe stratégique. Transport des marchandises, circulation des personnes, évacuation des produits agricoles : plusieurs secteurs sont aujourd’hui paralysés par le mauvais état de la RN4.
Le silence et l’inaction ne sont plus tolérables. Se taire aujourd’hui ferait de nous des complices de ce désastre », déclare le député provincial dans son plaidoyer adressé aux autorités nationales.
Jupson Jeze rappelle également que l’État congolais a l’obligation, conformément à la Constitution et aux lois relatives au désenclavement du pays, d’assurer l’entretien et la réhabilitation des infrastructures routières.
Pour appuyer son interpellation, l’élu a transmis aux autorités des images montrant l’état critique de la route. Il demande l’inscription urgente de l’axe Kisangani–Banalia–Buta dans le programme prioritaire du Gouvernement, avec l’implication des structures techniques compétentes telles que le BCECO et l’Office des Routes.
Sur le terrain, les usagers dénoncent depuis plusieurs mois un calvaire devenu permanent, surtout pendant les périodes de pluie où plusieurs véhicules restent bloqués pendant des jours dans la boue.
Face à cette détérioration continue, les populations attendent désormais des réponses concrètes des autorités afin d’éviter l’asphyxie totale de cet axe vital pour la Tshopo et le Grand Oriental.

