Kisangani: avant de saisir l’IGF, LUCHA et Filimbi somment le maire Alasso à la « démission » endéans deux semaines

Contraints par les éléments de l’ordre déployés sur leur itinéraire, les militants de Filimbi et LUCHA ont usé d’autres stategies pour atteindre la mairie de Kisangani. Sur place, ils se sont vu dispersés par la police.

Dans leur déclaration qui n’a pas été lue, ces derniers accordent au maire de ville Jean-Louis Alaso 14 jours pour rendre le tablier. Dans cette correspondance exploitée par kis24.info, les manifestants ont réitéré plusieurs griefs à l’endroit du maire de Kisangani, Jean-Louis Alasso.

 »De l’insalubrité à
l’insécurité en passant par le non-paiement des agents de la Mairie et la profanation des
tombes, tous les signaux sont dangereusement au rouge. »ont-ils écrit.

Sur le plan sécuritaire, ajoutent les deux mouvements citoyens, « l’incompétence » du maire. Ils révèlent que la mairie ne répond plus à ses exigences envers la police attitrée pour maintenir la sécurité urbaine.

 » Le commandement ville de la Police Nationale Congolaise qui est le service attitré
pour vous aider à assurer l’ordre public ne cesse de se plaindre du manque des moyens
matériels pour faciliter la mobilité et l’intervention rapide de ses troupes afin de sécuriser la
population et ses biens. Cette triste réalité fait de Kisangani une véritable jungle. » peut-on lire.

Se référant à l’article 39 de la loi organique N°08/016 du 07 octobre 2008 portant Composition, Organisation et Fonctionnement des Entités Territoriales Décentralisées et leurs rapports avec les provinces, ils constatent que le maire n’exécute plus les travaux de la reconstruction et d’assainissement de la ville.

 »Malheureusement, vous, au lieu de faire cette loi votre boussole au regard de vos limites
managériales, vous l’ignorez complètement. La conséquence logique est que, la ville de
Kisangani, jadis réputée pour la salubrité est devenue la ville la plus sale de toute la
République. Pour preuve, la brigade d’assainissement qui faisait semblant de balayer les
rues n’existe plus ! » poursuit-on.

Quant aux arrières de salaire à la mairie, LUCHA et Filimbi prennent la défense, avant de réveler que certains agents sont à leur 20ème mois impayés. Ils rejettent quelconque explication pouvant signifier le déficit financier à la mairie.

 » Ce sont de braves
Agents de l’Etat, d’une Entité Territoriale Décentralisée. De ce fait, ils méritent un salaire
digne et régulier au prorata des loyaux services qu’ils rendent à la Nation, à l’Entité.  »

Et de marteler:  »Malheureusement, votre cynisme les soumet dans un avilissement sans pareil en les
privant de leurs salaires. »

Au regard de tous ces griefs évoqués, la LUCHA et Filimbi exigent la démission pure et simple du Maire endéans 14 jours à dater
de ce mardi 09 Mars.

 » Monsieur le Maire, si vous rendez votre tablier dans ce délai…vous sortirez de la
Mairie par la grande porte. » insistent ces mouvements citoyens.

Dans le cas contraire, la LUCHA et Filimbi  » poursuivront non
seulement des actions pacifiques mais aussi des plaidoyers au niveau hiérarchique (en
province et à Kinshasa) afin d’obtenir votre destitution, synonyme d’un départ honteux. » affirment-ils.

Loin de vouloir la destitution du Maire, ces mouvements citoyens annoncent qu’ils iront jusqu’à saisir l’inspection générale des finances pour un audit.

“ils ne ménageront également aucun effort pour exiger l’audit la caisse de la Mairie par
l’Inspection Générale des Finances (IGF).”

En rappel, la LUCHA a dans un point de presse exigé la démission de quelques autorités urbaines; parmi elles, le maire de la ville Jean-Louis Alaso Boselokolo.
Pour des « faits incompatibles avec la dignité, la loyauté et l’efficacité dans l’exercice de ses fonctions ». Cette structure a exigé tout de même la démission du chef de l’ANR dans la Tshopo.

DavidGaston MUKENDI

Steves

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