Plusieurs étudiants finalistes figurent parmi les victimes de l’incendie qui a ravagé une partie de l’intendance générale de l’enseignement supérieur et universitaire, vendredi soir à Kisangani. Des travaux de fin d’études, diplômes, notes de cours et ordinateurs ont été détruits dans le sinistre.
Le feu s’est déclaré vers 22 heures, à la suite, selon les différents témoignages, d’un problème d’électricité. Près de 300 étudiants de l’UNIKIS, de l’IBTP, de l’ISTM, de l’ISC et d’autres établissements sont touchés. Mais la situation est particulièrement préoccupante pour les étudiants qui étaient sur le point de terminer leur parcours universitaire. Certains attendaient leur défense, tandis que d’autres devaient passer ce samedi des examens de deuxième session.
Crispin Gbiande, étudiant en médecine à l’UNIKIS et maire des étudiants vivant à l’intendance, fait partie des victimes. Il dit avoir perdu ses deux ordinateurs, son lit ainsi que ses notes de cours.
« Depuis hier, tout ce que j’ai, c’est ce polo et ce pantalon. Un ami m’a donné les babouches », témoigne-t-il.
Selon lui, certains finalistes ont perdu des documents essentiels à leur parcours universitaire.
« Il y a ceux qui ont déjà fait six ans à l’université, là ils ont perdu leurs diplômes. Même les travaux de fin d’études sont perdus dans des machines », explique Crispin Gbiande.
Au moins 20 ordinateurs portables auraient été détruits dans l’incendie. Cinq motos appartenant aux étudiants ont également été calcinées. Pour certains d’entre eux, ces motos constituaient une source de revenus destinée notamment au paiement des frais académiques.
Les étudiants affirment également que certains biens sauvés des flammes ont été emportés par des jeunes du quartier.
« On a fait l’effort de récupérer quelque chose, mais quand on déposait à l’extérieur, nos voisins venaient le prendre. Derrière, il n’y avait rien », déplore le maire de l’intendance.
Dès le lendemain matin, les étudiants ont commencé à identifier les victimes et à inventorier les biens détruits. Ils demandent aux autorités de leur trouver rapidement un autre lieu d’hébergement afin de leur permettre de reprendre leurs activités académiques.
« Nous demandons aux autorités de nous réinstaller pour qu’on reprenne avec les activités académiques, en attendant que les parents trouvent comment aider. On a perdu beaucoup de choses », plaide Crispin Gbiande.
Cet incendie est le quatrième enregistré à Kisangani en l’espace d’un mois, selon les informations recueillies sur place.
Gaston MUKENDI

