Un climat de confusion et d’inquiétude s’installe parmi les victimes de la guerre de six jours à Kisangani, suite à la circulation de fausses informations à l’intention d’individus mal intentionnés.
Dans un communiqué officiel, le Fonds de Solidarité des Victimes de la guerre de six jours dans la province de la Tshopo (FSVG/PT) appelle à la vigilance et au calme.
Selon le comité dirigé par la présidente Godelive Etoka Bastin, des personnes sans mandat se font passer pour des agents habilités et exigent de l’argent aux victimes en échange de prétendues fiches d’enregistrement. Ces documents frauduleux, parfois attribués à l’ancien président Bernard Kalombola, visent à tromper la population et à ternir l’image de l’association.
Le FSVG/PT rappelle que l’opération d’enregistrement des nouvelles victimes est clôturée depuis longtemps.
Par conséquent, toute démarche actuelle doit se limiter à la vérification des données existantes. À cet effet, les victimes sont invitées à se rendre uniquement au bureau officiel situé dans les locaux de la société civile forces vives, munies de leurs anciennes fiches, pour procéder à une vérification dans la base de données avant l’obtention d’une nouvelle fiche validée.

Le communiqué précise également que toute personne ne figurant pas dans la base de données s’expose à des poursuites judiciaires pour faux et usage de faux.
De son côté, le vice-président du FSVG/PT, Jean Kalegamire Byenda, a tenu à rassurer les victimes. Il affirme que les nouvelles fiches seront signées conjointement par l’ancien et le nouveau comité, afin de garantir leur authenticité et d’éviter toute contestation.
Lors de la même réunion, le secrétaire rapporteur Philémon Lutula a présenté le procès-verbal des travaux du nouveau comité, soulignant que ces clarifications visent à mettre fin aux rumeurs et manipulations autour du processus d’indemnisation.
Jean Kalegamire insiste :
les fonds d’indemnisation sont disponibles, mais leur distribution exige de l’ordre et de la transparence afin de garantir que seules les véritables victimes bénéficient de ce droit


