Junior Selemani Bolombe, Conseiller municipal élu de la Commune Tshopo a déposé, le mardi 24 juin 2025, au bureau du Conseil communal, une question orale avec débat adressée à la Bourgmestre de cette municipalité.
Approché par kis24.info ce jeudi 26 juin, Junior Selemani reproche à la Bourgmestre Batamane le détournement d’environ 219 millions des francs congolais (219.000.000 FC). À cet effet, cet élu Communal veut obtenir des explications en initiant un contrôle parlementaire.
A l’en croire, la recette journalière de la Commune Tshopo varie de 700.000 FC à 800.000 FC. Cependant, la Bourgmestre a toujours parlé de 300.000 FC comme recette journalière.
Mais j’ai considéré seulement 600.000 FC par jour et soustrait les 300.000 FC dont elle a évoqué. Ce qui fait un déficit de 300.000 FC par jour. Si vous multipliez 300.000 FC par le nombre de jours qu’à fait Marianne Batamane à la tête de la Commune de Tshopo, vous trouverez une somme d’environ 219 millions de francs qui manquent. C’est ce que la population de la commune Tshopo veut savoir la destination », a-t-il souligné.
Hormis de l’argent présumé détourné, l’initiateur de la question orale avec débat a également évoqué l’absence des chaises perçues lors des célébrations des mariages civils.Selon lui, à chaque mariage célébré à la commune de Tshopo, les mariés laissent deux chaises comme bien de la municipalité.
Sous le règne de Batamane, 199 mariages sont déjà célébrés à la Commune Tshopo. Pour chaque célébration, le couple doit donner 2 chaises. Pas les chaises en plastique mais les chaises VIP de couleur rouge qui se vendent à 40$ par pièce. 2 chaises X 199 mariages font 398 chaises. Mais ces chaises-là n’existent pas », a-t-il ajouté parmi les faits reprochés à l’autorité communale.
Par ailleurs, s’agissant de la sécurité, Junior Selemani doute de l’organisation des réunions de conseil de sécurité. Il a également annoncé qu «’il n’hésitera pas de transformer sa question en une motion de défiance au cas où les réponses ne seraient pas convaincantes ».
Ce contrôle est initié alors que des Bourgmestres, nommés par le Président de la République, ne se reconnaissent pas redevables devant les parlementaires communaux.