Une étude menée dans le domaine des sciences sociales, administratives et politiques par les chercheurs de l’Université de Kisangani met en évidence l’ampleur de la disponibilité des substances psychoactives. Les chercheurs y ont recensé plus de 2 300 points de vente disséminés dans la ville.

Cette prolifération, selon les auteurs, facilite l’accès aux drogues, y compris pour les mineurs, et contribue à leur banalisation au sein des milieux jeunes. Les substances les plus accessibles restent l’alcool, le tramadol, la cigarette et le chanvre.

Face à cette situation, les chercheurs alertent sur les risques sanitaires et sécuritaires liés à la densité de ces circuits informels. Ils appellent à un renforcement urgent du contrôle des points de distribution ainsi qu’à des actions coordonnées de prévention et de sensibilisation.

Une consommation massive chez les jeunes, estimée à 63 %

Dans la même dynamique, une étude réalisée en 2025 par l’assistant Désiré Baruani Kyaga, de la faculté de santé publique de l’Université de Kisangani, indique que 63 % des jeunes âgés de 10 à 24 ans seraient consommateurs de substances psychoactives.

Selon les chercheurs, cette situation traduit une crise aux implications sanitaires, sociales et sécuritaires majeures.

Les substances les plus consommées sont l’alcool en première position, suivi du tramadol, puis de la cigarette. Le chanvre arrive en quatrième position. Les motivations évoquées varient entre recherche de performance sexuelle, quête de bien-être, besoin de courage et parfois une association à des comportements violents.

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