En ce jour marquant l’ouverture des 16 Jours d’Activisme contre la violence basée sur le genre (VBG), le mouvement « She Leads » Tshopo a tenu une conférence de presse ce mardi 25 novembre à Kisangani pour dénoncer la violence numérique ou cyber-violence. Sous le thème national « Tous unis pour mettre fin aux violences numériques faites à toutes les femmes et les filles », les activistes ont appelé à une mobilisation générale pour faire de l’espace numérique un lieu de promotion et non de persécution.

La déclaration, lue par Mme Thérèse Bosambi Nyota, représentante des She Leads Tshopo, a mis en avant la diversité et la gravité des actes de cyber-violence que subissent quotidiennement les femmes et les filles. Ces actes sont notamment le harcèlement en ligne, les Menaces et intimidations, le partage non consenti de photos ou vidéos, l’usurpation d’identité, la propagation des discours de haine et de dénigrement.

« Ces actes laissent des blessures psychologiques profondes ; brisent des réputations et poussent les survivantes à l’isolement, voire même au suicide », a souligné Thérèse Bosambi.

Face à cette réalité, elles ont rappelé que « l’espace numérique ne doit pas devenir un lieu de violence, mais un outil de liberté, de formation, d’émancipation et de promotion du succès de la femme et de la fille. »

Les She Leads ont martelé sur l’importance de mettre fin à l’impunité et ont insisté sur le rôle crucial que doit jouer chaque segment de la société dont acteurs de la société civile, politiques, institutions publiques, médias, parents et jeunes.

Elles ont ainsi lancé un plan d’action en quatre points pour une meilleure protection :

  1. Éduquer à un usage responsable du numérique.
  2. Signaler et dénoncer systématiquement les abus numériques.
  3. Vulgariser les lois et les mécanismes de protection contre la violence numérique.
  4. Soutenir efficacement les survivantes.

« Unissons nos voix, nos forces et nos moyens pour protéger les femmes et les filles dans le monde numérique », ont-elles conclu, appelant à la solidarité.

Ces 16 jours d’activisme, qui ont débuté ce mardi et prendront fin le 10 décembre prochain, réaffirment l’engagement des She Leads de la RDC et de la Tshopo dans la lutte pour un avenir où les droits des femmes et des filles sont respectés, tant dans l’espace physique que dans le cyberespace.

Journaliste Multimédia & Reporter

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