À l’approche de son audience prévue le 23 juillet prochain à la Cour de cassation en république démocratique du congo, l’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, continue de susciter une vive inquiétude au sein de l’opinion publique quant à son état de santé. Des images récentes montrent un homme amaigri, visiblement affaibli, et qui nécessite des soins urgents.

Pendant ce temps, d’autres figures politiques, comme Nicolas Kazadi, ont bénéficié d’une évacuation sanitaire à l’étranger, alors même que celui-ci a reconnu publiquement avoir profité abusivement de l’argent public. Le contraste est choquant se désole les pro-mutamba.

Depuis les États-Unis, le boyomais Joël Kabuya s’indigne :

En voyant les images de Constant Mutamba, qui peut douter qu’il est en mauvais état de santé ? Le garder ainsi au pays, c’est criminel. L’État doit autoriser sans délai son évacuation, surtout avant cette audience cruciale du 23 juillet avant que le pire n’arrive pas« 

Le cas Mutamba soulève la question d’un traitement judiciaire et humanitaire à deux vitesses. Le droit à la santé est un droit fondamental, y compris pour les personnes en détention. Retenir une évacuation médicale, malgré les signaux d’urgence, peut être considéré comme un traitement inhumain.

Ce n’est pas une faveur que nous demandons, mais c’est à la fois un devoir de la République et un Droit de Mutamba. La santé précède même le jugement. Ce serait inacceptable que Constant Mutamba se présente à la Cour dans un état physique aussi affaibli. Il y a urgence ! », insiste Kabuya.

Ce plaidoyer de Me Joël Kabuya intervient pendant que les juges de la Cour de cassation ont décidé de renvoyer au 23 juillet le procès de Constant Mutamba, poursuivi pour détournement des fonds alloués à la construction de la prison centrale de Kisangani. Ce renvoi, sollicité par la défense, vise à permettre aux avocats de mieux s’approprier le dossier et surtout à régulariser une procédure devenue chaotique en raison de l’état de santé du prévenu.

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