Une nouvelle attaque attribuée aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) a fait au moins 35 morts dans le village de Bafwakoa, situé à environ 148 kilomètres de Mambasa, sur l’axe routier RN4 en direction de Kisangani. Le drame s’est produit dans la nuit du mercredi au jeudi 2 avril, plongeant la région dans la consternation.

Selon des sources locales, les assaillants ont fait irruption dans le village vers 20 heures, surprenant les habitants « en pleine quiétude ». Le bilan provisoire fait état de 35 civils tués, dont 6 filles et 29 garçons. Plusieurs victimes ont été exécutées à la machette ou par armes à feu.

Sur place, les témoignages décrivent une scène de désolation. Plus de 60 % du village aurait été incendié. Des motos et au moins un véhicule ont été réduits en cendres. Des corps sans vie jonchaient la route nationale numéro 4, tandis que d’autres restenr coincés sous les décombres des habitations calcinées.

Dans une déclaration, Maître Jospin Paluku Mbowa, de la Nouvelle Société civile congolaise en territoire de Mambasa, s’est dit « profondément indigné » par la recrudescence des attaques. Il dénonce une « libre circulation des ADF » dans la zone, en contradiction avec les discours rassurants sur la situation sécuritaire.

Nous appelons la population à une prise de conscience. Cette situation doit cesser. Nous ne pouvons pas continuer à vivre dans de telles conditions », a-t-il déclaré.

Cette nouvelle incursion relance les inquiétudes quant à l’expansion des violences dans ce coin du pays. La position géographique de Bafwakoa, sur l’axe stratégique menant à Kisangani, fait craindre une extension de l’insécurité vers la province de la Tshopo. Plusieurs observateurs redoutent que la progression des ADF ne finisse par affecter directement la ville de Kisangani, déjà fragilisée par l’occupation de l’AFC-M23 au Nord-Kivu et Sud-Kivu.

Journaliste, poète, slameur, professeur et chrétien

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