Les anciens membres du comité de gestion de l’ISTM Kisangani ont dénoncé une « campagne de diabolisation » menée, selon eux, par leurs remplaçants. Dans une lettre adressée à la Ministre de l’Enseignement supérieur, ils reprochent aux nouvelles Autorités de l’ISTM Kisangani une attitude « peu professionnelle » marquée par des accusations de sorcellerie et de détournement.

« Nos anciens collaborateurs et nos proches sont devenus des cibles, travaillent dans la psychose, la peur, la frustration, comme s’ils ont commis le péché de travailler avec nous qui sommes injustement qualifiés des magiciens, des sorciers et des féticheurs, bref des sciences occultes. Certains sont détachés de leurs postes verbalement à cause de leur appartenance tribale et/ou
d’avoir travaillé avec nous
», lit-on dans un document de 6 pages portant 5 signatures.

Le comité sortant se défend. Il affirme avoir laissé dans les comptes de l’institution plus de 559 000 dollars, dont 156 000 dollars disponibles dans trois banques et plus de 400 000 dollars de troisième tranche non recouvrée. Après paiement des primes évaluées à 250 000 dollars, un solde de 309 000 dollars serait resté pour les activités de l’année académique 2025-2026.

« A deux jours seulement après la remise et reprise, ils ont déclaré devant l’opinion publique que le Comité de gestion sortant n’a rien laissé dans la caisse de l’Institution et cela a été publié dans les réseaux sociaux. Or, durant la remise et reprise, l’AB sortant avait attesté une somme d’au moins 156 000 dollars dans les différentes banques plus 3 dollars dans la caisse locale », écrit le Comité de Gestion remplacé.

Les anciens gestionnaires rejettent ainsi toute idée de dette, précisant qu’une réserve nette de 160 465 dollars subsiste. Ils appellent le ministère à rétablir la vérité et à mettre fin à ce qu’ils qualifient de « diffamation » et de « chasse aux sorciers » au sein de l’institution.

« Nous avons droit au respect, à l’honneur et la dignité. Depuis la remise et reprise, nous avons tourné la page, chacun de nous vaque librement à ses occupations et que l’Ancien DG a regagné la Capitale de notre Pays où il séjourne avec toute sa famille depuis 2014. Que l’actuel comité de gestion, au lieu de s’occuper de nous, qu’il réfléchisse comment satisfaire et honorer les droits de personnel en ajoutant une pierre à l’édifice sur ce que nous avons réalisé », lit-on dans la lettre adressée à la ministre de l’ESU.

« l’ISTM est une institution médicale, c’est-à-dire que c’est plus les personnes du domaine ou ayant fait une filière ayant trait à la santé qui doivent y être de façon logique ! À son arrivée, l’actuel comité a juste étudié les dossiers de chaque personne nommée. Et à la grande surprise du nouveau comité, bon nombre d’entre elles n’avait soit pas un dossier complet, soit n’arrivait jamais au boulot, si ce n’est que le jour de la paie ou soit elles n’avaient fait aucune filière ayant trait avec la santé », a laissé entendre une source administrative au sein de l’actuel Comité de Gestion.

L’actuel Directeur Général n’étant pas à Kisangani, nous n’avons pas pu obtenir sa version des faits. À son retour, le Professeur Batina pourra apporter d’amples explications.

Journaliste, poète, slameur, professeur et chrétien

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