Insécurité à Kisangani: LUCHA exige la « démission urgente » du REDOC de l’ANR et du maire de la ville

Le mouvement citoyen Lutte pour le Changement, LUCHA section Kisangani, a tenu un point de presse ce mercredi 24 Février 2021 à la place des Martyrs. À l’ordre du jour, la recrudescence de l’insécurité orchestrée par des groupes des délinquants dans la ville de Kisangani.

Des gangs, affirme cette structure pro démocratie, sont à la base de plusieurs cas d’insécurité nocturne et diurne. Partout où elles sont localisées, les victimes ont toujours décrié que ces cliques se livrent à des actions de viol, extorsion, des intimidations et quelques fois des rapts bien planifiés.

Au cours de ce point de presse, les citoyens de la LUCHA Kisangani dénoncent vivement les limites, en matière de sécurité, des différentes autorités provinciales et urbaines.

‘ la LUCHA a pris acte de l’inefficacité des services sécuritaires, de la somnolence du gouvernement provincial de la Tshopo en ce qui concerne la sécurité sur le plan provincial et celle du maire de la ville qui conjugue ses efforts pour ne pas doter à la police nationale congolaise le moyen appropriés pour l’exercice de leurs mission régalienne. » confie ce mouvement citoyen.

Face à ce tableau sombre, la LUCHA affile des recommandations

Préoccupée par la situation sécuritaire de la Tshopo, cette structure non violente a énuméré certaines recommandations pouvant contribuer à la sécurisation de Kisangani et de la Tshopo.

EIle exige :

  • La démission urgente du REDOC de l’ANR;
  • La démission du Maire de la ville ;
  • La dotation par le Gouvernement – Provincial les véhicules et les moyens appropriés aux services de sécurité afin qu’ils s’accomplissent professionnellement leurs missions reconnues constitutionnellement ;
  • Que les enquêtes sur les présumés miliciens SIMBA se poursuivent jusqu’à leur dernier retranchement ;
  • Que la justice militaire exerce indépendamment sont travail sur le 17 présumés assaillants capturés et une fois être condamné qu’ils soient délocalisé de la prison centrale de Kisangani ;
  • L’installation de commissariat de la police nationale congolaise aux cités ou n’existe pas l’autorité de l’Etat ;
  • Que les services de renseignement mènent des enquêtes de grande échelle pour arrêter tous les délinquants de différents groupes cités IN SUPRA ;
  • Que la patrouille mixte reprenne le plutôt possible surtout dans des zones considérées comme épicentres de la délinquance juvénile de banditisme et d’insécurité dans la ville de Kisangani.

Notons que Kisangani connait une recrudescence inattendue de l’insécurité. Les cas les plus récent sont les affrontements entre les FARDC et les mouvements mystico-religieux Simba en conivance avec Nzambe Lumumba. Au moins 17 assaillants ont été capturés par l’armée et sont incarcérés à la prison centrale de Kisangani.

DavidGaston MUKENDI

Steves

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