Décédée la nuit du mardi 01 septembre à Kisangani, Mme Élisabeth Isikisiki, cheffe de la Division du genre, famille et enfants, a été inhumée samedi 12 septembre au nécropole Paradiso, entre terre et lune. Des hommages distingués dignes de son rang ont été rendus à cette femme icône du genre dans l’ex province orientale démembrée.
Dans le lot de témoignages, Mme Albertine Likoke, Ministre honoraire du genre dans la province de la Tshopo n’a pas manqué à livrer son témoignage poignant à l’endroit d’une femme qu’elle considérait comme une mentore, une conseillère et une protectrice. Ci-dessous son témoignage en intégralité :
Hommage de Maman Albertine Likoke à la défunte cheffe de Division Genre, famille et enfants, Mme Élisabeth Isikisiki
En tant que Ministre honoraire du Genre, Famille et Enfants, et forte de mon parcours dans la défense des droits humains, je pleure la perte d’une boussole inestimable. Maman Élisabeth Isikisiki n’était pas seulement la cheffe de division de notre secteur ; c’était une femme de rigueur qui aimait l’excellence, une véritable conseillère, une mentore et une mère protectrice.
C’est elle qui m’a portée et guidée à chaque étape décisive de ma carrière : c’est grâce à elle que je suis entrée à la division, que j’ai collaboré avec Enabel, et que j’ai obtenu ma mécanisation. Elle a toujours eu la grandeur d’esprit de me dire en face les choses qu’elle pensait, ce qui n’était pas pour m’aider dans ma vie, privilégiant toujours la vérité et notre affection mutuelle.
Même lorsque mes choix politiques — notamment mon passage au poste de ministre — ont pu susciter chez elle des réserves par amour et par protection, elle est toujours restée une alliée indéfectible. Elle n’hésitait pas à me soutenir dans mes entreprises, m’a constamment encouragée, m’a épaulée dans mes projets de troisième cycle et est restée à mes côtés dans toutes nos activités de promotion des droits des femmes et des enfants.
Sa disparition laisse un vide immense dans notre administration, dans mon cœur et dans la lutte pour la dignité humaine dans la Tshopo. Je la pleure, une mentore irremplaçable.
Que son âme repose en paix.

