L’atmosphère est lourde au site minier de Makasi, situé dans la localité d’Asese, au sein du groupement Bovombisa. Depuis plusieurs jours, la présence de ressortissants chinois, arrivés selon plusieurs témoignages sous escorte de militaires, alimente les inquiétudes des exploitants artisanaux et de la population locale.

D’après les informations recueillies sur place, les nouveaux arrivants se présentent comme des représentants de la société KGOR et affirment détenir un permis de recherche minière. Une affirmation contestée par les exploitants déjà installés sur le site, qui soutiennent exercer leurs activités sur la base de documents qu’ils estiment conformes à la législation minière en vigueur.

Pour ces exploitants, l’absence d’explications officielles sur le statut juridique des nouveaux venus nourrit un climat d’incertitude. Ils demandent que les autorités compétentes procèdent à une vérification afin d’établir clairement les droits de chaque partie et d’éviter toute confusion susceptible d’alimenter le conflit.

Selon plusieurs sources locales, les ressortissants chinois sont arrivés accompagnés de plus d’une trentaine de militaires. Cette présence est perçue par une partie des habitants comme un facteur de tension dans une région où les questions liées à l’exploitation des ressources minières sont particulièrement sensibles.

Au cours de cette intervention, Pierre Tonobunu, connu sous le surnom de « Tchutchu », aurait été interpellé avant d’être remis en liberté le lendemain. Les circonstances de cette arrestation n’ont pas été officiellement précisées.

Sur place, les exploitants affirment ne pas s’opposer aux investissements dans le secteur minier, mais insistent sur le respect des procédures prévues par le Code minier. Ils estiment que toute opération de recherche ou d’exploitation doit être menée dans la transparence et dans le respect des droits des opérateurs légalement établis.

La population d’Asese appelle également les autorités provinciales et nationales à intervenir sans délai. Les habitants redoutent que l’absence d’une réponse rapide ne favorise une montée des tensions dans cette zone à fort potentiel minier, avec des conséquences sur la sécurité et la cohésion sociale.

À ce stade, aucune réaction officielle des autorités administratives, des services miniers ou des responsables de la société KGOR n’avait été rendue publique. Leur version des faits n’a pas pu être obtenue avant la publication de cet article.

Dans un contexte où la gouvernance des ressources naturelles demeure un enjeu majeur en République démocratique du Congo, les acteurs locaux estiment qu’une clarification rapide des autorités est indispensable pour faire respecter l’État de droit, préserver la paix sociale et garantir une gestion transparente des activités minières dans le Haut-Uélé.

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