La gestion des marchés liés au Fonds de Réparation et d’Indemnisation des Victimes des Activités Illicites de l’Ouganda (FRIVAO) continue de susciter des tensions dans la Tshopo. Figure locale engagée dans le suivi du processus et philanthrope, Guy Rami Lonia dénonce ce qu’il qualifie de “hold-up économique” au détriment des entreprises boyomaises et tshopolaises.

Selon lui, les principaux contrats issus du programme de réparation post-conflit seraient majoritairement attribués à des opérateurs extérieurs à la province, reléguant les acteurs locaux à des positions marginales dans la chaîne d’exécution. Une situation jugée paradoxale dans une ville qui reste au cœur du dispositif de réparation, tant par son histoire que par le nombre de victimes concernées.

Au-delà de la critique des mécanismes de passation des marchés, Guy Rami Lonia interpelle également les responsabilités locales, estimant que la faible structuration du tissu entrepreneurial régional contribue à accentuer cette marginalisation.

Ce débat relance plus largement la question de la gouvernance économique des programmes de réparation post-conflit en RDC, et de leur capacité réelle à produire des retombées locales inclusives.

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