26 ans après la guerre des 6 jours qui a endeuillé Kisangani, le mouvement citoyen LUCHA a appellé ce samedi 6 juin 2026 à accélérer le processus de réparation en faveur des victimes dans une déclaration lue au mémorial de la guerre précitée.
La LUCHA estime qu’il est « inacceptable que, plus de vingt ans après ces crimes, les survivants vivent encore dans la précarité, l’oubli et l’injustice ». Le mouvement exige que « le processus d’identification des victimes soit rigoureux, indépendant et protégé de toute interférence politique ».
La LUCHA demande également que l’indemnisation soit rendue plus accessible et menée « dans le respect de la dignité des victimes ». Selon elle, les réparations ne doivent pas être détournées de leur objectif premier au profit d’intérêts politiques ou clientélistes.
Le mouvement prévient qu’« une nouvelle tentative de détournement des fonds ou la politisation de l’indemnisation ne sera plus jamais tolérée ». Il plaide pour un mécanisme de réparation « réellement transparent, inclusif et centré sur les victimes », afin de répondre aux attentes de milliers de personnes affectées par ce conflit.
À travers cette déclaration, la LUCHA rappelle que la mémoire de la guerre des 6 jours ne saurait être dissociée des droits des victimes. « Sans justice, il n’y aura pas de paix. Sans réparations, il n’y aura pas de dignité », conclut le mouvement.
Bien avant cette déclaration, les militants de la LUCHA ont procédé à l’assainissement du mémorial de la guerre des 6 jours. Durant 2 heures, ils ont coupé des herbes et entretenu les symboliques des victimes.

