Les leaders intellectuels de la Tshopo ont remis, ce lundi 06 octobre 2025, un mémorandum au président de l’Assemblée provinciale, honorable Mateus Kanga. Ce document, fruit d’une enquête menée auprès de 5.000 Tshopolais, dresse un tableau sombre de la gouvernance, des infrastructures et du climat sécuritaire dans la province.

Parmi les enquêtés figurent des étudiants, des chercheurs, des commerçants, des entrepreneurs et des acteurs de la société civile. « Nous avons préféré nous laisser guider par le terrain, et non par nos émotions », a expliqué le coordonnateur du mouvement, le Professeur Grison-Tresor Kakumbi.

La gouvernance provinciale, la qualité des infrastructures et le leadership du gouverneur ainsi que de son équipe, constituent les points saillants de ce document. Pour les auteurs de ce document, « ces domaines reflètent le lien essentiel entre les institutions et la population ».

« Un peuple qui ne se reconnaît pas dans ses infrastructures peut légitimement dire qu’on ne s’occupe pas de lui », a dit le Professeur Kakumbi pour expliquer l’état piteux des infrastructures routières de dessertes agricoles par exemple.

Les résultats de cette enquête mettent également en lumière la dégradation de la situation sécuritaire dans les territoires de la Tshopo. Braquages, cambriolages, viols, extorsions, cas de justice populaire et violences armées, rythment désormais le quotidien de nombreux habitants. À ceci s’ajoutent des conflits coutumiers persistants, qui fragilisent davantage la cohésion sociale.

« Chaque jour, des paisibles citoyens subissent des cruautés inimaginables. Les traces de ces drames sont encore visibles dans la ville de Kisangani et dans les territoires », a déploré le porte-parole du mouvement, avant d’évoquer la condamnation de l’activiste Jedidia Mabela. Ce mouvement a demandé sa libération.

Ce mouvement a par ailleurs demandé aux Députés provinciaux de mener un contre parlementaire « sévère ». Une invitation qui se joint à celles de la synergie de mouvements citoyens de la Tshopo qui a demandé un contrôle parlementaire « rigoureux » le 30 septembre 2025 lors d’un sit-in réprimé devant les locaux de l’assemblée provinciale.

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