En séjour à Kisangani, Emmanuella Zandi, Directrice Générale Adjointe du Fonds National de Réparation des Victimes de Conflits Armés et d’Autres Violences (FONAREV), a lancé officiellement ce samedi 7 juin des mesures provisoires urgentes (MPU) et EDUPAX, une initiative pour la promotion de la culture de la paix et de la cohésion sociale dans la Tshopo.

Ces deux programmes commencent alors que FONAREV prévoit le retour de 100 familles d’ici fin 2025 dans leurs milieux d’origine. EDUPAX, éducation à la paix a pour objectif de rassembler toutes les communautés en conflit afin de promouvoir la paix, la coexistence harmonieuse et, surtout, d’éviter tout risque de résurgence de conflits entre elles, notamment entre les communautés (Mbole, Lengola et Kumu)

Le projet de Mesures Provisoires Urgentes (MPU) vise à toucher 3 000 ménages, soit un total estimé à 18 000 personnes. FONAREV va injecter 4 327 000 dollars dans différentes activités en faveur des déplacés et des victimes des guerres. Le FONAREV n’en est pas à son coup d’essai. Madame Zandi a rappelé les actions pionnières déjà menées en faveur des victimes à Kisangani.

« Au départ, le FONAREV avait déjà commencé à poser de premières actions en faveur de ces victimes, qui lui ont permis d’aboutir aux principaux résultats ci-dessus. Plus de 1 200 personnes ont été touchées par les cliniques mobiles organisées en décembre, » a-t-elle dit à la presse boyomaise.

Par ailleurs, le projet PACS ( Projet d’appui à la cohésion sociale ) qui doit toucher 100 000 ménages ainsi que 120 000 jeunes et leaders communautaires. Son budget est de 300 000 dollars, a indiqué la DGA de FONAREV.

Les projets ÉDIPAX, MPU et PACS s’inscrivent pleinement dans le mandat fondamental du FONAREV : restaurer la paix et redonner la dignité aux victimes. La mission est sacrée : identifier les victimes, leur garantir un accès équitable à la justice et leur offrir des réparations justes et appropriées.

Ces projets ne sont pas qu’une simple initiative ; c’est un engagement multisectoriel et collaboratif, résolument centré sur la dignité et la résilience. Le FONAREV travaille main dans la main avec ses partenaires nationaux pour offrir des solutions concrètes sur les plans médical, psychosocial et socio-économique, sans oublier un accompagnement juridique et judiciaire essentiel.

Consciente de la complexité du processus de réparation, souvent long et fastidieux, la Directrice Générale Adjointe a néanmoins insisté sur la nécessité de commencer le processus. « Les lancements d’aujourd’hui sont une preuve indéniable que la reconstruction est possible, que la solidarité existe et que la justice réparatrice peut devenir une réalité tangible. », a-t-elle confié.

Linguiste, Journaliste multimédia & vidéaste Kis24.info, YouTubeur, Affairiste appliqué en communication et Management, Entrepreneurship, activistes et Artiste

Leave A Reply