La hausse vertigineuse des prix des denrées alimentaires à Kisangani préoccupe les autorités provinciales. Le Président de l’Assemblée provinciale de la Tshopo, Dr Mateus Kanga Londimo, a échangé mardi avec la Ministre provinciale de l’Économie autour des mesures urgentes à envisager pour soulager la population.
Sur les marchés de la ville, plusieurs produits de première nécessité connaissent une augmentation significative. Le prix du riz est passé de 1 300 FC à 2 500 FC. Les farines de maïs et de manioc se négocient désormais respectivement à 1 200 FC et 500 FC, contre 500 FC et 250 FC auparavant. L’huile de palme n’échappe pas non plus à cette tendance haussière.
Au cours de cette séance de travail de plus de trente minutes, les deux parties ont examiné les causes de cette situation qui affecte directement le pouvoir d’achat des ménages.
Selon Mme Bijoux Koy, Ministre provinciale de l’Environnement assumant l’intérim de sa collègue de l’Économie, cette flambée s’explique notamment par la transition entre deux saisons agricoles ainsi que par le mauvais état des routes de desserte agricole, qui entrave l’acheminement des produits vers les centres de consommation.
Face à cette situation, elle a assuré que le gouvernement provincial est à pied d’œuvre pour mettre en place des solutions susceptibles de stabiliser les prix sur les marchés.
De son côté, le Président de l’Assemblée provinciale a formulé plusieurs recommandations, notamment l’allègement des charges fiscales pour les importateurs, une exonération partielle des taxes sur les produits pétroliers au profit des riziculteurs, la suppression des barrières illégales ainsi que la réhabilitation urgente des routes de desserte agricole.
En attendant la mise en œuvre effective de ces mesures, la population de Kisangani reste confrontée à une pression croissante sur le coût de la vie, dans un contexte économique déjà fragile.
Avec la Cellcom de l’Assemblée provinciale

