« État de siège » en Ituri et au Nord-Kivu: Tshisekedi camoufle ses velléités despotiques derrière la situation sécuritaire de l’Est (Jedidia Mabela)

Le Président de la République Démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a décrété vendredi 30 Avril l’État de siège dans les provinces du Nord-Kivu et d’Ituri, deux régions au cœur d’un théâtre de tueries massives de civils. C’est à l’issue du tout premier conseil des nouveaux ministres présidé par le chef de l’État que cette décision a été prise au regard de la gravité de la situation sécuritaire jugée très préoccupante et qu’après avoir consulté le Premier Ministre Jean-Michel Sama Lukonde et les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat, et aussi en invoquant l’article 85 de la Constitution.

Depuis lors, les réactions et agissements de congolais en rapport avec cette imminente décision fusent. Dans ses opinions partagées ce dimanche 02 mai, Jedidia Mabela, activiste de droits de l’homme et pro-démocratie basé à Kisangani sort du silence et passe énergétiquement au peigne fin cette déclaration de l’Est en État de siège. Selon lui, à travers cette annonce qu’il qualifie d’un simulacre de riposte contre la crise sécuritaire cachant la phobie de l’actuel régime, le président Félix Tshisekedi camoufle ses velléités despotiques derrière la situation sécuritaire de l’Est.

Cette annonce à l’emporte pièce de l’état de siège dans les provinces de l’ituri et Nord-Kivu s’apparente à un simulacre de riposte contre la crise sécuritaire qui cache la phobie de ce régime du vent démocratique soufflant dans la région de Beni avec les manifestations de toutes les couches sociales (femmes, enfants, et jeunes…). » estime Jedidia Mabela.

Il indique pendant ce temps que l’on devrait, d’après lui, procéder par des offensives militaires de grande envergure précédées par le relèvement des troupes et la mise en place d’une logistique conséquente.

Ainsi, ajoute-t-il :

Félix Tshisekedi camoufle ses velléités despotiques derrière la situation sécuritaire de l’est. Face à l’éveil citoyen de plus en plus pointu, et craignant l’effet d’embrasement dans d’autres villes du pays, on choisit de légaliser la restriction de l’espace public à travers un état de siège forcément liberticide et démocraticide. » regrette cet acteur pro-Changement.

Rappelons qu’en temps de paix, l’état de siège (fictif ou politique) est un régime exceptionnel et temporaire proclamé par un gouvernement pour faire face à un péril national imminent (insurrection armée ou invasion étrangère), en vue du maintien de l’ordre public. Des prérogatives exceptionnelles sont octroyées au gouvernement avec, notamment, un transfert des compétences des autorités civiles aux autorités militaires, une suspension de l’effet des lois ordinaires et une limitation des libertés individuelles.

À cet effet, des principales dispositions pouvant être prises sur le territoire concerné par un état de siège sont entre autres : le remplacement de la police par l’armée pour assurer la sécurité publique ; restriction de certaines libertés (circulation, manifestation, expression) ; contrôle des médias ; entrée en vigueur d’un couvre-feu ; mobilisation nationale ; remplacement des tribunaux civils par des tribunaux militaires ; surveillance accrue de la population, etc.

Serge SINDANI

Steves

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