Un débat sensible et stratégique pourrait s’ouvrir au sommet de l’État. Dans une correspondance adressée au Président de la République, Me Dominique Lumpempe Kangamina, avocat au barreau de la Tshopo, sollicite l’organisation d’un référendum national visant à transférer la capitale de la République démocratique du Congo de Kinshasa à Kisangani.
L’initiative, que l’auteur qualifie d’« intérêt national », s’appuie principalement sur l’article 2, alinéa 3 de la Constitution, qui ouvre la voie à un aménagement possible des institutions ou de l’organisation territoriale par voie référendaire.
Selon Me Lumpempe, ce projet reposerait sur des considérations constitutionnelles, politiques et stratégiques, et nécessiterait l’adhésion populaire à travers un vote national.
Sa lettre, transmise en ampliation à une série d’institutions clés notamment les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat, la Première Ministre, le ministre d’État à la Justice et le Président de la Cour constitutionnelle a été enregistrée entre le 8 et le 9 décembre 2025, comme l’attestent les cachets administratifs figurant sur le document.
Pour l’avocat, un éventuel déplacement de la capitale vers Kisangani favoriserait un meilleur rééquilibrage géopolitique et offrirait une position centrale plus apte à incarner l’unité nationale. Il estime qu’un tel choix pourrait également stimuler le développement des régions du centre et de l’est du pays, souvent perçues comme moins intégrées dans les dynamiques décisionnelles nationales.
Pour l’heure, la Présidence de la République ne s’est pas exprimée officiellement sur cette démarche, laissant la proposition dans l’attente d’un éventuel examen institutionnel.

