Le corps scientifique et le personnel administratif de la Grande Orientale dénoncent le blocage de leurs revendications salariales et académiques, pointant directement la responsabilité du ministre des Finances et annoncent la reprise de la grève générale à partir du 22 juillet 2026.
En réponse à l’appel national lancé depuis Kinshasa, l’Association du Corps Scientifique de la Grande Orientale a officiellement rejoint le mouvement de contestation. Ce mercredi 15 juillet, les grévistes ont rendu public leur mémorandum devant le centre Monaco de l’Université de Kisangani pour exprimer leur ras-le-bol face à ce qu’ils qualifient de « l’inaction du gouvernement ».
Les manifestants réclament l’application des nouveaux barèmes, le paiement de la prime de recherche, la mécanisation des nouvelles unités ainsi qu’une dérogation d’un an pour les soutenances de DES et DEA. Pour les grévistes, l’impasse budgétaire actuelle est politique :
« D’après les informations reçues, rien ne sera fait au troisième trimestre et c’est le ministre des Finances qui bloque tout », fustige les signataires.
Face à ce qu’ils qualifient de « mépris », les syndicalistes menacent de réactiver la grève suspendue en 2024. Si aucune solution n’est trouvée d’ici le 22 juillet, toutes les activités académiques et administratives seront totalement suspendues, incluant les cours, les examens ainsi que toutes les soutenances de thèses et de mémoires. Le corps scientifique met en garde les autorités de tutelle :
« En cas de sourde oreille de ce dernier, le banc syndical recommencera la grève suspendue et les ministres concernés seront seuls responsables ».

