Devant les journalistes ce lundi 14 juillet à Kisangani, Jean Bamanisa Saïdi s’est rappeler du rôle actif de l’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, dans le dossier de l’électrification de Kisangani. « Mutamba était au four et au moulin », a-t-il affirmé, soulignant la détermination de ce dernier à débloquer plusieurs verrous administratifs et techniques autour du projet.
Jean Bamanisa a rappelé que le projet visait à réhabiliter la centrale hydraulique de la Tshopo, une solution durable, au lieu de continuer à alimenter la ville par des groupes électrogènes, coûteux et non viables à long terme :
Kisangani veut son courant, pas des groupes électrogènes. Ces machines nous coûtent 400 000 dollars par mois. Qui va financer ce carburant ? », s’est-il interrogé, dénonçant indirectement une politique d’exonérations en faveur des opérateurs pétroliers.
L’ancien gouverneur de la Tshopo appelle à un choix responsable et tourné vers l’avenir :
Il faut investir dans des énergies propres et stables. Le peuple a besoin d’une lumière qui dure, pas d’un bricolage temporaire. »
Cette sortie de Bamanisa intervient dans un contexte où les populations de Kisangani continuent de vivre dans l’obscurité, alors que les besoins en énergie pour le développement local deviennent de plus en plus pressants.
