Face à la menace de la Maladie à Virus Ebola (MVE) qui secoue l’espace Grand Oriental, la Division Provinciale de la Santé (DPS) de la Tshopo passe à la vitesse supérieure. Ce dimanche ce dimanche 19 juillet 2026, le Centre Monaco de l’Université de Kisangani a servi de cadre à un briefing stratégique réunissant une vingtaine de professionnels des médias en ligne et de la radiodiffusion.
Objectif était de transformer les chevaliers de la plume et du micro en véritables boucliers communautaires grâce à une sensibilisation renforcée et une information certifiée. Une maladie dangereuse mais évitable : l’alerte précoce sauve des vies au cœur des échanges, un rappel crucial sur la nature de la maladie.
Ebola est hautement contagieuse et mortelle, mais elle reste évitable. Le message clé partagé avec les professionnels des médias est limpide : plus la prise en charge médicale est rapide, plus les chances de guérison augmentent.

Le Dr Stanis Masulimade, responsable de la surveillance de la MVE au sein de l’OMS, a détaillé les signes cliniques qui doivent alerter la population :
apparition rapide de la fièvre, maux de tête, de ventre ou de gorge ;
vomissements, diarrhée et fatigue intense ;
douleurs musculaires et articulaires ;
saignements inexpliqués.
« Dès l’apparition d’au moins un de ces signes, il faut se rendre immédiatement au centre de santé le plus proche », a insisté le Dr Stanis Masulimade.
Il a également rappelé les modes de transmission directe, notamment le contact avec les liquides corporels (sang, urine, selles, sueur, salive, sperme) d’une personne infectée, la manipulation d’effets personnels de malades sans protection, ou encore la consommation d’animaux trouvés morts.
Dans un contexte épidémique où la désinformation peut s’avérer aussi mortelle que le virus, le Dr Amos Ebondo, Coordonnateur terrain des urgences au sein de l’OMS, a lancé un appel vibrant à la responsabilité des médias. Alors que le Sud-Kivu a maîtrisé la situation, l’espace Grand Oriental paie déjà un lourd tribut face à l’épidémie.
« Cette maladie tue. Protégeons-nous en informant en temps réel avec des données officielles. Pas de rumeurs, nous voulons des informations fiables pour aider la population à se protéger », a martelé le Dr Ebondo.
Abondant dans le même sens, John Mondele, coordonnateur provincial en charge du programme national de la promotion de la communication de la santé, a rappelé le rôle social de la presse : éduquer, former et informer. Pour lui, la sensibilisation doit s’articuler autour de la sympathie, de l’humanisme et de choix stratégiques lors des émissions et des publications. L’enjeu est d’amener les citoyens à s’approprier les bons messages pour qu’ils deviennent, à leur tour, des vecteurs de prévention.

Situation épidémiologique à la Tshopo, vigilance maximale sous la direction du Dr Bienvenu Ikomo, Chef de division de la DPS, et en étroite collaboration avec le Ministère de la Santé Publique, Hygiène et Prévention Sociale, les autorités locales et les partenaires techniques et financiers intensifient les mesures d’hygiène pour éradiquer ce fléau.
À ce jour, la province de la Tshopo maintient une posture de vigilance rigoureuse. Le bilan présenté fait état de :
0 cas local enregistré jusqu’à présent ;
4 décès importés ;
1 patient guéri ;
3 cas contacts sous haute surveillance par l’équipe de la riposte.
Un appel à l’unité et au respect des gestes barrières
La lutte contre Ebola est l’affaire de tous. La DPS invite instamment les Tshopolaises, les Tshopolais et l’ensemble de la communauté congolaise à respecter scrupuleusement les mesures édictées par le personnel soignant : pratiquer le lavage régulier des mains avec du savon, de la cendre ou du détergent, et alerter immédiatement les autorités sanitaires face à tout cas suspect.
Ce briefing, qui a ciblé une vingtaine de médias clés, n’est que la première étape d’une série d’activités planifiées par la DPS pour armer la province contre les menaces épidémiques.

