Dans un communiqué rendu public ce Lundi 9 février 2026, l’ONG AJDDH alerte sur la détention prolongée de l’activiste Jordan SAIDI ATIBU par l’ANR à Kisangani. Il reste privé de liberté, de soins et de contacts avec sa famille et ses avocats.
Selon cette organisation, Jordan SAIDI a été interpellé le 9 janvier 2026 et conduit le même jour au bureau provincial de l’ANR. Plus d’un mois plus tard, il demeure détenu sans que les motifs de son arrestation ne soient communiqués, et sans accès à sa famille, à ses avocats ni à ses médicaments, indique le communiqué.
Cette situation, souligne AJDDH constitue une violation manifeste des droits fondamentaux, garantis par la législation nationale et les conventions internationales ratifiées par la RDC.
Même si l’ANR dispose de prérogatives spéciales en matière de sécurité de l’État, elle ne peut maintenir un individu en détention prolongée sans contrôle judiciaire, tout en privant la personne de ses droits fondamentaux », rappelle l’AJDDH.
AJDDH exige la présentation immédiate de Jordan SAIDI devant les instances judiciaires compétentes, l’accès immédiat à sa famille, à ses avocats et à ses soins médicaux, ainsi que l’ouverture d’une enquête indépendante sur les conditions de sa détention.
L’arrestation de Jordan SAIDI survient dans un contexte sécuritaire très fragile à Kisangani, où des rebelles du AFC/M23 attaquent l’aéroport de Bangboka par des drones kamikazes. Les défenseurs des droits humains alertent sur le risque que ces mesures de sécurité exceptionnelles soient utilisées pour restreindre arbitrairement les libertés individuelles, comme le cas sous examen.

