Plusieurs organisations de défense des droits humains lient la condamnation de l’activiste Jedidia Mabela à Paulin Lendongolia, Gouverneur de la Tshopo. Dans les réseaux sociaux, des Boyomais, sans mancher les mots, dénoncent un Gouverneur dont la tendance est de réduire au silence ceux qui dénoncent sa gestion.
Ce lundi 6 octobre 2025, la porte-parole du Gouverneur de province a réagi. « le Gouverneur n’est nullement impliqué dans cette affaire », a laissé entendre Madame Balemonde Evitho. À l’en croire, la plainte contre Jedidia Mabela « a été introduite par un citoyen s’estimant lésé par des injures et des fausses allégations ».
Dans sa réaction, Balemonde Evitho a insisté sur le respect des principes de l’Etat de droit. Ainsi, pour elle, « les attaques et injures dirigées contre le Gouverneur de Province sont non seulement injustifiées, mais relèvent d’une méconnaissance manifeste des principes de l’État de droit ».
LUCHA et FILIMBI ont, lors d’un sit-in réprimé par la police devant l’Assemblée Provinciale, demandé aux députés provinciaux de mener un contrôle parlementaire rigoureux lors de la cession de septembre. Ces mouvements citoyens ont évoqué « la dilapidation des fonds publics », notamment dans l’organisation des concerts de l’artiste Rebo à Kisangani. Ils ont également demandé des explications de gestion des fonds décaissés par le gouvernement central pour l’entretien de la RN4 en marge des cérémonies du 60em anniversaire de martyre de la Bienheureuse Anuarite.
« Le Gouverneur reste concentré sur sa mission : travailler pour la stabilité et le développement de la Tshopo, dans la transparence et la légalité », a dit Madame la Porte-parole, tout en indiquent que « le Gouvernement provincial de la Tshopo rejette avec fermeté les accusations sans fondement relayées par certaines organisations, qui semblent ignorer le fonctionnement des institutions et les lois de la République ».
Jedidia Mabela a été condamné à 6 mois de prison ferme et au paiement d’une amende de 1 million 500 mille Fc dans une procédure de flagrance le 1er octobre 2025. Ses avocats ont dénoncé un procès politique et boutiqué bien avant.

