A l’occasion du 25ᵉ anniversaire de la Résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations Unies, le Forum des Femmes pour l’Appropriation de la Résolution 1325 (FOFAP-1325) a réuni, ce vendredi 31 octobre 2025, les autorités politiques, les acteurs de la société civile et les organisations féminines à Kisangani. Sous le thème « Dialogue intergénérationnel », les participantes ont appelé le gouvernement central et provincial à honorer leurs engagements en faveur des droits et de la participation des femmes à la paix.

La salle de l’Institut Supérieur Pédagogique (ISP) de Kisangani a vibré, ce vendredi, au rythme de la voix des femmes engagées pour la paix. C’était à l’occasion de la célébration du 25ᵉ anniversaire de la Résolution 1325, un texte historique adopté par le Conseil de sécurité de l’ONU en octobre 2000, qui reconnaît le rôle crucial des femmes dans la prévention et la résolution des conflits, ainsi que dans la consolidation de la paix.

Prenant la parole, la coordonnatrice ai du FOFAP-1325 a rappelé que, malgré les avancées enregistrées, la route vers l’égalité et la participation effective des femmes demeure longue. « Malgré la Charte des Nations Unies et la Déclaration universelle des droits de l’Homme, la femme continue à subir des discriminations et demeure la première victime des violences liées aux conflits », a-t-elle déclaré devant un auditoire attentif

Le message central de cette journée était clair la Résolution 1325 ne doit pas rester un texte symbolique, mais un instrument concret de transformation sociale. La coordonnatrice a insisté sur le rôle actif que doivent jouer les femmes dans les processus de paix et de prise de décision « La femme, où qu’elle soit, doit être reconnue comme actrice de paix et non seulement comme victime ».

Le FOFAP-1325, né à Kisangani en 2012, a dressé un bilan éloquent de ses actions depuis sa création vulgarisation de la Résolution 1325 dans les écoles et universités, plaidoyers auprès des autorités, sensibilisation à la participation électorale, soutien aux détenus, et participation active à la résolution du conflit Mbole-Lengola en 2023. Ces initiatives traduisent la volonté du forum d’inscrire durablement la voix des femmes dans les dynamiques de paix locales et nationales.

Cependant, le constat demeure préoccupant la majorité des femmes rurales restent analphabètes et marginalisées dans les politiques publiques. Le Plan d’Action National (PAN 2024) n’a pas encore réussi à répondre efficacement à leurs besoins. D’où l’appel du FOFAP-1325 à une plus grande inclusion des femmes dans la mise en œuvre de ce plan et dans les programmes de développement communautaire.

En clôturant la cérémonie, les participantes ont réaffirmé leur engagement à poursuivre le combat pour une paix durable et inclusive. Vingt-cinq ans après l’adoption de la Résolution 1325, les femmes de Kisangani, à travers le FOFAP-1325, continuent de faire entendre leur voix avec détermination. Leur message au gouvernement et à la communauté internationale est sans équivoque la paix ne peut être effective sans la participation pleine et entière des femmes.

« Que vive la Résolution 1325, que vive le FOFAP-1325 », a conclu la coordonnatrice sous les applaudissements nourris de l’assemblée.

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