Décès de l’ex-président du Mali : « Je garde en mémoire ce qu’il m’a dit, dans sa résidence, sur la RDC » (Martin Fayulu)

L’ancien président malien Amadou Toumani Touré, qui a dirigé le pays sahélien de 2002 à 2012 avant d’être renversé par un coup d’État militaire, est décédé dans la nuit du lundi 9 au mardi 10 novembre en Turquie à l’âge de 72 ans.

« Amadou Toumani Touré est décédé dans la nuit de lundi à mardi en Turquie où il était évacué (pour des raisons) sanitaires», a annoncé Oumar Touré, neveu du défunt.

L’opposant congolais Martin Fayulu, actuel chef de file de la coalition Lamuka, une plateforme politique qui réunie plusieurs leaders politiques, est consterné par cette tragique.

Le président dit « élu » garde en mémoire ses échanges, sur la RDC, avec l’ancien président de la République du Mali.

 » C’est avec beaucoup de peine que j’apprends le décès de l’ancien président de la République du Mali, Amadou Toumani Touré. Un panafricaniste. Je garde en mémoire ce qu’il m’a dit, dans sa résidence, sur la RDC. » a tweeté MAFA, comme l’appelle affectueusement plusieurs Congolais.

Il compatit ainsi avec le Mali :

 » Mes très sincères condoléances à sa famille et au peuple malien.« 

D’après le média LSI AFRICA, Amadou Toumani Touré avait subi récemment «une opération du cœur à l’hôpital du Luxembourg de Bamako qu’il a créé. Tout semblait aller bien», a indiqué sous couvert d’anonymat un médecin de l’hôpital.

«On a décidé ensuite de l’évacuer sanitairement. Il a voyagé sur la Turquie très récemment par un vol régulier.Malheureusement il est décédé dans la nuit de lundi à mardi», a-t-il ajouté.

Le nom d’Amadou Toumani Touré, lui-même ancien militaire entré en politique, était associé à la transition démocratique du Mali. Il avait été renversé en mars 2012 par un putsch de soldats entrés en mutinerie contre l’incapacité du gouvernement à arrêter l’offensive, dans le nord du pays, de rebelles touareg et l’afflux de djihadistes en provenance des pays voisins.

Le pays, renseigne-t-on, a sombré depuis dans une spirale de violences djihadistes et intercommunautaires qui se sont propagées au centre du pays et au Burkina Faso et au Niger voisins.

Serge Sindani

Steves

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.