Cristallisation de la crise institutionnelle : L’Assembée Provinciale de la Tshopo, pièce maîtresse pour le blocage de la province ! ( Grégoire Ngubu )

Invité de l’émission  » ça sonne  » de la Radio Liberté Kisangani vendredi, 11 décembre 2020, ferme dûr et logique dans ses propos, Grégoire Ngubu Isaula Sammy journaliste et analyste politique, expert en communication institutionnelle et politique n’est pas allé par le dos de la cuillère pour qualifier cet imbroglio voulu par les députés provinciaux de la Tshopo.

C’est clair comme l’eau de roche, l’élément moteur mieux, le maillon fort dans le blocage du processus du décollage de la province de la Tshopo n’est autre que l’Assemblée Pronviciale de ladite province, dixit cet ancien agent de l’Assemblée Pronvinciale qui avait gravi divers échelons; conseiller en communication et secrétaire de la commission PAJ.

C’est grâce entre autre à lui ( Grégoire Ngubu ) que le règlement d’ordre intérieur de l’Assemblée Pronvinciale de la Tshopo a été conçu et adopté juste après le démembrement constitutionnel de 2015, conformément aux dispositions de article 2 de la loi mère.

Grégoire Ngubu s’est appuyé sur plusieurs exemples dont le plus récent est la dernière adresse du président de l’actuel bureau de l’Assemblée Pronvinciale à son retour de Kinshasa où, avec ses collègues, ils ont eu l’occasion et/ou la chance d’être reçus par toutes les autorités nationales parmi lesquelles, le Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo lui-même.

C’était juste après la crise délibérément entretenue après l’annonce de résultat provisoire, vote controversé de la motion de censure du gouverneur de province, Louis-Marie Walle Lufungula le 25 juin dernier.

« ….on ne peut pas comprendre que les députés aient voté les aspects secondaires du budget et rejeté le principal… »

Quelles sont les motivations profondes qui auraient poussé les élus provinciaux de la Tshopo à rejeter la proposition d’édit budgétaire pour l’exercice 2021 alors que tous les annexes ont été voté à l’unanimité… « 

« …il y’a un sérieux problème d’interpretation des textes par « nos » représentants… « 

L’article 188 de la loi des finances publiques, LOFIP en sigle est très explicite sur le scénario digne d’un film d’actions tel que suivi tard vers 23 heures locales le mercredi, 09/12/2020 au cours de la plénière retransmise en directe sur les ondes de la RNTC/Kisangani, dixit Grégoire Ngubu.

Et d’ajouter, la non recevabilité du projet d’édit budgétaire par ceux qui sont censés le faire est une démission pure et simple de leurs responsabilités collectives.

En évoquant le premier alinéa de l’article 188 de la loi des finances publiques, Grégoire Ngubu rappelle que : « …si l’Assemblée Provinciale n’adopte pas ce projet d’édit, le budget de l’année déposé dans les conditions prénues à l’article 182 de la même loi avant le 15 décembre, les dispositions dudit projet sont confirmées par arrêté du Gouverneur de province, déliéré en conseil des ministres, pour entrer en vigueur le premier janvier de l’année de son exécution.

Grégoire Ngubu prend à témoin la population vivant l’espace Tshopo et estime qu’il est temps de vivre une ère nouvelle.
Il insiste en disant : « …cette Assemblée doit être dissoute de plein droit, puisqu’elle ne sert à rien d’avoir une assemblée qui ne respecte nullement les lois de la république et qui ne se soucie pas des besoins sociaux de base.

SEMUL.

Steves

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