Contentieux électoraux à la Tshopo : Un verdict pour l’histoire (ÉDITO)

Il est 06h00, le coq Boyomais chante “cocorico !!!”, un chant et un réveil du sommeil. Au calendrier, il est écrit : Jeudi 19 Mai 2022. Cette date n’est pas celle que les politiciens regardent, mais par contre, les regards sont tournés au tableau d’affiche de la Cour d’appel de Kisangani. Seul Dieu de la toge noire sait combien d’injonction à reçu le juge du vrai Droit.

La Cour d’appel, la plus haute de la province, va dire le Droit, celui de départager la CENI, Madeleine Nikomba, candidate aux récentes élections et Consorts.

À la barre, il y a 72heures devant cette Cour qui fait office de la Cour administrative et siégeant en matière électorale, Madeleine Nikomba accuse l’assemblée et la ceni d’avoir aligner un mercenaire (député) qui était mis Out par un arrêt de la même Cour.

Pile ou face, un jeu des grands parieurs

Le pile ou face est un jeu de hasard se jouant avec une pièce de monnaie. Le principe du jeu est de lancer en l’air une pièce équilibrée et de parier sur le côté sorti. La pièce tournoyante tombe au sol et s’y stabilise, ou bien elle est rattrapée d’une main et posée à plat dans l’autre main. Les élections des gouverneurs au second tour pousse à comparer cet enjeu au jeu de hasard, où la face de la pièce était Litema Yeni mais cachée aux candidats Madeleine Nikomba et Tony Kapalata.

Aujourd’hui, le côté pile est celui qui indique la valeur de la pièce de monnaie. Le président de l’Assemblée, Gilbert Bokungu, le seul connaisseur de la valeur de pièce a décidé unilatéralement de n’est pas aligner la monnaie et conséquence : la tricherie, les élections contestées, etc.

Dans une élection réputée crédible, libre et transparente,, les règles sont importantes. Un joueur non qualifié au terrain quelques soit son but marqué pour le remontada entraîne en cas de réserve la défaite par forfait du match pourtant gagné.

14-14, le piège ?

Le nombre 14 symbolise le travail constant vers les aspirations et l’ordre ainsi que l’intégrité. Ce chiffre est parlant pour la Tshopo. Deux challengers avec 14 voix chacun, ouf !

La Tshopo se réveille de son coma du dernier degré plongé par des soins amateurs de Walle Lufungula, alors son ancien médecin traitant. Ce dernier, faute des diagnostics sûrs ou alors biaisés à enterré la province pourtant vivante, avec quelques signes vitaux dont la réserve Biosphère de Yangambi, le mythique fleuve Congo, les sites touristiques, la population jeune, à l’âge de l’agriculture, et bien plus.

C’est un Tony Kapalata qui rêve faire de la Tshopo un chantier pour son développement intégral s’appuyant sur Me Théoveul Lotika, le charismatique député provincial, qui sans peur, a signé par une motion, la fin du séjour de Walle à la Tshopo comme gouverneur, Hanté !

De l’autre côté, une femme à la trentaine révolue , Me Madeleine Nikomba, s’invite à la fête, elle emporte les cœurs déchirés par les dérives de Walle et Abibu, elle récole les morceaux dans son centre hospitalier. Les Tshopolais respirent et pensent avoir vu le sauveur mais hélas… La peur qu’un droit politique hante les grands électeurs ce 19 historique.

Vivants et morts à la Cour ce Jeudi

Pendant que les députés sont conviés à une rencontre à l’ordre du jour masqué à Kinshasa la belle, les Tshopolais, auront des oreilles suspendus aux murs de la Cour.

« Je crois fermement qu’au nom de l’état de droit que prône Félix Tshisekedi, ces élections seront annulées », pense Sefu USENI, un plongeur vivant aux bords du fleuve Congo.

En cas d’égalité, le plus âgé passe comme gouverneur énonce la loi électorale. cette disposition nous fait rater une gifle, ouf !

Visage plein des rudes, une soixantenaire trouvée au siège du PPRD hausse le ton : « ce vous qui détruisez cette nation, comment pouvez-vous dire le plus âgé ? Il fallait dire celui qui a le plus de voix au premier tour l’emporte », monologue t-elle avant de conclure, « la Tshopo n’a pas de chance ».

Monsieur le juge !

À la fin du discours « Aux Américains et au monde » annonçant l’opération d’Abbottabad et la mort de Ben Laden le 1ermai 2011, Obama a conclu : « Justice est faite. » Quelle sorte de justice évoquait-il par ces mots ? Ses paroles étaient-elles aussi maîtrisées que sa contenance dans cette déclaration de victoire ? Beaucoup ont entendu plus directement : « la vengeance est accomplie », dans une sorte de continuité de l’engagement présidentiel de son prédécesseur.

Couverte par les nécessités de l’action d’un sauveur , par définition inaccessibles, la justice expéditive peut se donner les apparences de la légitime défense. Agir ainsi, vous placera à côté du peuple et votre carrière sera protégée.

Au rendez-vous de l’histoire, chacun joue son rôle. Très bientôt vous direz le Droit, le vrai Droit. Au Congo de Kabila la politique priait sur la justice mais sous Félix Tshisekedi c’est l’état de Droit.

Dire le Droit ce n’est pas annuler les élections ni valider les résultats provisoires, c’est plutôt rétablir la vérité. Votre décision empêchera le retour des croque-morts, déjà ils s’échauffent et nous craignons le pire.

Steves PALUKU MBUSA

Journaliste et Directeur Général de Kis24Info

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