Réunis ce vendredi 6 octobre à Kisangani devant l’Assemblée provinciale de la Tshopo, les membres de l’Association des leaders intellectuels de la Grande Orientale ont remis un mémorandum au Président de l’Assemblée provinciale de la Tshopo. Ils y expriment leur vive préoccupation face à l’insécurité grandissante, la dégradation des routes et surtout, l’arrestation de l’activiste Jedida Mabela.

« On ne doit pas étouffer le peuple pour qu’il ne s’exprime pas, c’est anticonstitutionnel », ont déclaré les leaders, dénonçant un climat de répression croissante contre les voix critiques dans la province.

Ils ont exigé l’implication du bureau de l’Assemblée pour obtenir la libération immédiate de Jedida Mabela, tout en appelant à la protection des acteurs de la société civile. « Les acteurs des droits humains ont droit à une protection », ont-ils ajouté, mettant en garde contre une banalisation des atteintes aux libertés.

Dans un ton ferme, l’un des intervenants, le professeur Grison-Trésor Kakumbi a conclu : « Si on ne doit plus parler dans cette province, parce que c’est la parcelle de quelqu’un, on doit nous arrêter immédiatement en commençant par moi. Mon adresse est bien connue. La Tshopo n’est pas la parcelle d’une personne. »

La réponse du Président de l’Assemblée Provinciale

En recevant le mémorandum, le président de l’Assemblée a salué la démarche des leaders. Ami de lutte de Jedida Mabela, il a promis de plaider pour sa libération, tout en restant réaliste :
« Nous demander d’obtenir sa libération immédiate, si je le dis, ça serait vous mentir. Mais il faut aller à l’appel. »

« Nous avons tous été à la prison. Nous savons que la prison ne tue pas, mais elle nous fortifie. » a ajouté.

L’Association appelle à un contrôle parlementaire rigoureux, afin de garantir la démocratie, l’état de droit et la sécurité de tous les citoyens.

Par Denis BAKUMANI

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